Île de la Réunion : douze interpellations après des violences urbaines lors de la soirée d'Halloween

Police

POLICE - Douze personnes ont été interpellées après des violences urbaines survenues dans 14 des 24 communes de La Réunion dans la nuit de jeudi à vendredi 1er novembre, en marge de la soirée d'Halloween, indique la préfecture dans un communiqué.

En tout, ce sont 600 policiers, gendarmes ainsi que 280 pompiers qui avait été déployés. Dans 14 des 24 communes de l'île de la Réunion, des violences urbaines ont éclaté, durant la nuit du 31 octobre. Douze personnes ont été interpellées pour des faits de violence, et placées en garde à vue, indique la préfecture de l'île. 

Cet imposant dispositif de sécurisation a, selon le préfet, "permis de contenir les violences urbaines". Le préfet a également salué "la mobilisation des mairies et des bailleurs ainsi que les forces de l’ordre et de secours qui ont permis d’éviter des troubles majeurs à l’ordre public".

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En tout, ce sont une quarantaine de feux, dont "deux feux de véhicules, l’incendie d’une maison désaffectée, des feux de broussailles et de détritus" qui ont été constatés, précise le communiqué de la préfecture qui se félicite qu'aucun commerce n'ait été pillé et qu'aucun blessé ne soit à déplorer.

Ces violences seraient, d'après la préfecture, le fait de "petits groupes de jeunes" mais ont été "d’intensité moindre (…) comparativement à l’année 2018" où des affrontements parfois violents avaient opposé forces de l'ordre et bandes de jeunes dans plusieurs villes. 

Interdictions préventives

Pour tenter de réduire ces violences, cette année, un arrêté préfectoral interdisait depuis mardi 29 octobre et jusqu'à vendredi 1er novembre, l’utilisation "de produit susceptible de troubler l’ordre public". "Les articles pyrotechniques, fusées de détresse, armes à feu y compris factices" étaient cités. "La vente au détail de carburant (…) dans tout récipient transportable" aussi que la vente de nuit d'alcool à emporter étaient aussi interdites.

Ces mesures avaient été prises alors que l'île est sporadiquement touchée par des violences urbaines depuis la visite d'Emmanuel Macron du 23 au 25 octobre. Les heurts les plus importants ont eu lieu le jeudi 24 octobre et ont opposé une centaine de jeunes et les forces de l’ordre dans la commune du Port, à 20 kilomètres de Saint-Denis. Au cours de ces heurts huit policiers, un gendarme et un pompier avaient été blessés et 12 personnes ont été interpellées et jugées donnant lieu à des condamnations pénales.

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