Incendie d'une usine de Rouen : doit-on craindre ces fumées ?

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L’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen

POLLUTION - Alors qu’un incendie s'est déclaré dans une usine de Rouen, le préfet de Seine-Maritime a fait le point, jeudi 26 septembre, sur la situation. Si le préfet a indiqué que les fumées ne présentaient pas de toxicité aiguë, il convient de se pencher sur le risque de pollution qu’elles peuvent causer.

Le préfet de Seine-Maritime Pierre-André Durand a fait le point sur l’incendie dans l’usine Lubrizol de Rouen et levé le voile sur la dangerosité des impressionnantes fumées qui s’en dégagent. "L’analyse des fumées effectuée n’a pas fait apparaître de toxicité aiguë sur les principales molécules analysées", a-t-il déclaré, jeudi 26 septembre,alors que les flammes ont été maîtrisées. Une déclaration d'apaisement qu'il faut toutefois considérer en sachant que toutes les fumées d’incendie sont dangereuses, à des échelles différentes, en raison d'une combinaison chimique qui favorise l'échappement de produits toxiques. 

Ces fumées peuvent être divisées en trois catégories, peut-on lire dans un rapport de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) : les polluants asphyxiants qui sont considérés comme les gaz les plus dangereux, les polluants irritants que sont les suies, et les composés à "toxicité spécifique" qui peuvent présenter des effets sur le long terme. Actuellement, les produits qui brûlent à l’usine Lubrizol "sont essentiellement des huiles et des hydrocarbures". Le rapport de l’Ineris indique que "les analyses d’accidents montrent que des incendies de stockage de produits chimiques génèrent des rejets toxiques et dangereux, des impacts thermiques importants pour l’environnement".

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Les suies, des polluants irritants

Lors de son point à la presse, le préfet a indiqué un risque de pollution lié aux "retombées de suies" qui pourraient intervenir par temps de pluie, et a conseillé le lavage de mains en cas de contact. En effet, "les particules de suies sont chargées d’irritants", dangereuses pour les voies respiratoires, explique l’Ineris. Les suies, qui sont des particules en suspension, présentent également un risque de pollution atmosphérique. Le préfet, lui, a déclaré qu’un risque de pollution de la Seine était à prévoir.

Dans l’attente de nouvelles analyses, "des précautions ont été prises" auprès de la population, par exemple la suspension temporaire des transports mais aucune mesure d’évacuation ou de confinement n’a été instaurée. 13 communes environnantes ont cependant été mises à l’abri. 

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