Incendie de l'usine Lubrizol : nos images exclusives dans les décombres de l'usine

Police

VIDEO - Une partie de l'usine Lubrizol - classée Seveso - a été totalement détruite par un incendie dans la nuit de mercredi à jeudi. Le feu n'a pas fait de victime mais les inquiétudes sont vives sur les conséquences sanitaires et écologiques de cet accident industriel considérable dont l'origine n'est toujours pas connue.

Il ne reste plus que des amas indistincts de tôle calcinée toujours arrosés par plusieurs dizaines de pompiers. Dans l'air, une odeur âcre perceptible à des kilomètres à la ronde dans toute l'agglomération de Rouen. Deux jours après le gigantesque incendie de l'usine Lubrizol, une équipe de TF1/LCI a pu filmer les décombres de la catastrophe (voir la vidéo ci-dessus). 

Le feu a été déclaré éteint en début de matinée vendredi soit plus de 24 heures après s'être déclenché pour des raisons toujours inconnues. "Je suis très étonné de voir un incendie qui se déclare en pleine nuit,  dans un endroit où il n'y a personne. Je m'interroge", a déclaré le pdg de  Lubrizol France, Frédéric Henry à l'issue de la visite de deux ministres sur place vendredi.  Pendant de longues, un immense panache de fumée noire s'est échappé de l'usine provoquant parfois des vomissements pari la population.   "Lubrizol est le plus important accident industriel en France depuis AZF (à  Toulouse en 2001, ndlr). La gestion du drame que vit notre métropole de Rouen  est scandaleuse et humiliante", a twitté David Cormand, secrétaire national  d'EELV.

Son parti ainsi que LFI et le PCF ont réclamé la transparence sur cette  catastrophe industrielle. A Rouen, une cinquantaine de personnes se sont  rassemblées devant la préfecture de la Seine-Maritime pour réclamer "la vérité"  sur l'incendie, selon le journal Paris Normandie.

La ville "clairement polluée"

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La ville est clairement polluée" par les suies auxquelles il  ne faut pas toucher sans protection, a expliqué Agnès Buzyn, ministre de la Santé. Cette suie est une  combinaison d'additifs d'huile de moteur et d'hydrocarbures qui ont brûlé lors de l'incendie.    "Je comprends la population (...) les produits peuvent être irritants sur  le moment", a tempéré la ministre de la Santé Agnès Buzyn après avoir visité  l'usine dévastée. Il n'y a "pas de polluants anormaux dans les prélèvements effectués", a  assuré la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne, à ses côtés.

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