Incendie de Notre-Dame : l'hypothèse d'un acte volontaire serait écartée

Police
ENQUÊTE- Près d'une semaine après le terrible incendie qui a ravagé une partie de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, la piste d'une défaillance électrique est privilégiée par les enquêteurs. Les investigations se poursuivent et les constatations sur place devraient pouvoir débuter cette semaine.

Alors que se tient ce dimanche une messe de Pâques à l'église Saint-Eustache après l'incendie de Notre-Dame, l'enquête concernant le sinistre qui a dévasté une partie de la cathédrale de l'île de la Cité se poursuit. Six jours après le spectaculaire incendie, les enquêteurs semblent avoir définitivement écarté l'hypothèse d'un acte volontaire. 


Concernant la piste accidentelle, les policiers privilégient, après avoir procédé à des dizaines d'auditions d'ouvriers, agents de sécurité, architectes, personnels ou encore témoins, la piste d'une défaillance électrique avec un départ de feu au niveau de la charpente près de la flèche de Notre-Dame.  

Plusieurs mois d'enquête

Il faudra plusieurs mois probablement aux enquêteurs pour déterminer les causes du sinistre.  D'autant que jusqu'à aujourd'hui, les enquêteurs n'ont pu réaliser de relevés directs compte-tenu des risques d'effondrement notamment. 

Après des constatations à partir d'images réalisées par des drones depuis lundi et tout au long de la semaine, les enquêteurs devraient pourvoir incessamment sous peu se rendre enfin sur place. 


"Les spécialistes du laboratoire central de la préfecture de police de Paris devront guider les techniciens de l'identité judiciaire dans le choix des photos et des prélèvements à effectuer, sous le contrôle des spécialistes de la procédure judiciaire à la brigade criminelle. Objectif : faire parler des gravats auxquels des robots pourraient accéder par des tunnels aménagés pour l'occasion, des poutres plus ou moins calcinées, des morceaux de tableau électrique, des bouts de câblage", précise le JDD


Six jours après l'incendie, plusieurs éléments sont d'ores et déjà établis : tous les ouvriers avaient quitté la cathédrale avant 18 heures, deux alertes ont retenti, une à 18h20, l'autre à 18h43. Dans l'hebdomadaire dominical,  un enquêteur conclut: "On parviendra peut-être à mettre ne lumière une négligence, une imperfection dans l'organisation du chantier, sans que ce soit obligatoirement la cause de l'incendie..."

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