Joué-lès-Tours : face à l'insécurité, le maire instaure un couvre-feu pour les mineurs de moins de 17 ans

Police
SÉCURITÉ -Le maire de Joué-lès-Tours, en Indre-et-Loire, a instauré un couvre-feu pour les mineurs de moins de 17 ans. Durant un mois, ils ne pourront plus se déplacer sans un adulte entre 22h et 6h dans plusieurs quartiers de la ville.

Voitures brûlées, matériel urbain dégradé, policiers caillassés ... Une liste d'incivilités qui, selon les habitants de Joué-lès-Tours en Indre-et-Loire, sont devenues "quotidiennes". Après une nouvelle série de dégradations et de violence peu avant les fêtes, Frédéric Augis, maire LR de cette commune d'environ 38.000 habitants, a décidé d'instaurer un couvre-feu d'un mois pour les mineurs de moins de 17 ans.


"À travers ces actes, c’est l’ensemble des habitants de la ville qui souffre d’un sentiment croissant d’insécurité et d’une image de leur ville qui se dégrade dangereusement" avance le communiqué de la municipalité. Afin de rétablir "la sécurité des Jocondiens", les mineurs de moins de 17 ans ne sont donc plus autorisés à sortir seuls entre 22h et 6h, dans certaines zones sensibles de la Ville, notamment le centre. Jusqu'au 24 janvier, chaque mineur non accompagné d'un adulte se verra reconduire à son domicile par la police municipale ou nationale. L'objectif affiché : protéger les jeunes des dérives délinquantes et mobiliser les parents.

Les habitants partagés sur la mesure

Qu'en pensent les habitants ? S'ils semblent souffrir de ces dégradations en série, ils ne sont pas pour autant certains que cette mesure sera réellement efficace. Interrogée par TF1, une jeune maman affirme ainsi que "là, on est arrivé à un stade où il faut faire quelque chose, et le maire a raison". En revanche, un autre Jocondien, toujours au micro de TF1, estime que "ce sera peut être dissuasif (...)". "Mais je ne pense pas que ce soit miraculeux. "


L'arrêté municipal de couvre-feu ne mentionne pas ce qu'il sera fait pour les mineurs accompagnés de majeurs à peine plus âgés qu'eux. Le maire compte donc sur les familles pour veiller "à ce que leurs enfants ne soient pas dans la rue pendant la nuit."


En attendant, selon France Bleu, une quinzaine de voitures ont été incendiées dans la nuit de mardi à mercredi.

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