INFO TF1/LCI - 5.500 appels malveillants aux secours : six "petits malins" interpellés

INFO TF1/LCI - 5.500 appels malveillants aux secours : six "petits malins" interpellés
Police

INFO TF1/LCI - Selon nos informations, six jeunes ont été interpellés en début de semaine par la PJ parisienne. Ils avaient saturé pendant des mois les lignes téléphoniques de la police et des pompiers, déployant souvent des moyens importants, pour rien.

Ils s’imaginaient sans doute à l’abri, cachés derrière leurs téléphones. Six hommes âgés de 20 à 25 ont été arrêtés mardi 15 septembre 2020 à l’aube, soupçonnés d’avoir inondé pendant de longs mois d’appels abusifs les services de secours. Entre le 1er janvier et le 16 avril 2020, ils auraient passé - au minimum - 5.500 coups de fil malveillants vers les numéros d’urgence : police, gendarmerie, SAMU, sapeurs-pompiers... Une quinzaine de plaintes avait été déposée contre eux.

La Brigade de lutte contre la cyber-criminalité (BLCC) de la police judiciaire parisienne a mis fin à leur manie. Les suspects ont été arrêtés à leur domicile, de façon simultanée, en Seine-et-Marne, dans les Yvelines, l’Eure-et-Loire, dans les Bouches-du-Rhône, le Pas-de-Calais et le Doubs, sur décision d’un juge d’instruction du Tribunal judiciaire de Paris. 

"Un édifiant concours de bêtise"

Tous les six se lançaient régulièrement des paris sur une plate-forme internet. À plusieurs reprises, ils ont évoqué des attaques terroristes, des prises d’otages ou le déclenchement imminent de bombes. "Un édifiant concours de bêtise", soupire un proche du dossier. "Ces petits malins saturaient les lignes, ils ont fait mobiliser des moyens humains et matériels pour de supposés faits graves, en fait tous bidons." 

Les enquêteurs de la BLCC ont pu remonter leurs traces notamment grâce à leurs adresses électroniques. Cinq des six suspects étaient jusqu’à présent totalement inconnus de la justice.

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Placés en garde-à-vue pour "entrave au fonctionnement d’un système de traitement automatisé des données", "appels malveillants", "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime", "menaces réitérées de destruction dangereuses pour les personnes", "appels téléphoniques malveillants réitérés", "divulgation d’informations fausses afin de faire croire à une destruction dangereuse", ils ont été relâchés au bout de 24 heures d’interrogatoire, le temps pour les enquêteurs d’exploiter leurs supports informatiques et téléphoniques. Ils risquent tous, en théorie, 5 ans de prison.

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