INFO TF1/LCI - La police à la recherche des œufs disparus du ministère de l’Intérieur

Police

DISPARITION - D’après nos informations, une enquête a été lancée Place Beauvau au cours de l’été pour retrouver en urgence un bien d’une valeur inestimable : les œufs des poules du ministère, mystérieusement volatilisés…

Les habitués du pouvoir les connaissent bien. Gertrude, Cunégonde, Rosine et Colette ont acquis le statut de mascottes au ministère de l’Intérieur. Les quatre poules caquettent sous les ors de la République depuis quelques années maintenant, pour le plus grand bonheur des enfants accueillis chaque jour dans la crèche du bâtiment. 

Les quatre gallinacés avaient été achetés par l’Etat à l’automne 2016, quand l’ancien "premier flic de France" Bernard Cazeneuve occupait les lieux. Les successeurs du ministre socialiste, peu importe leur étiquette politique, ont tous depuis décidé de continuer à héberger ces poules dans le raffiné jardin. La qualité des œufs du quatuor dépasse visiblement toutes les querelles politiques françaises.

Cunégonde et ses voisines ont pourtant été au cœur d’un mini branle-bas de combat au cours de l’été dernier. L’alerte est lancée à la fin du mois de juillet par les intendants du ministère. Dans un message envoyé à une commissaire de police, chargée de surveiller comme le lait sur le feu ce bâtiment ultra-sécurisé, les "petites mains" de Beauvau ont un mauvais pressentiment : et si des fonctionnaires volaient les œufs ministériels ? 

Des heures de vidéosurveillance à décortiquer

Depuis quelques jours en effet, des œufs semblent manquer à l’appel. Comme volatilisés. Le coupable n’est pas désigné, mais l’intendance rappelle que la production quotidienne des bêtes n’est pas à prendre à la légère : les prestigieux voisins du palais de l’Elysée sont censés en bénéficier chaque matin. Une version déjà donnée par l’actuel hôte des lieux, Gérard Collomb : "Nous faisons passer les œufs au chef de l’Elysée afin qu’il les cuisine pour Brigitte Macron", racontait le ministre d’Etat le 23 janvier dernier dans un entretien au Figaro

En vidéo

ARCHIVE - Poules élevées en cage ou en plein air : comment choisir ses œufs ?

Ni une ni deux, une enquête interne est menée. Les services anti-terroristes ne sont pas saisis, le contre-espionnage n’est pas mobilisé, mais des policiers sont tout de même chargés d’exploiter le plus sérieusement du monde les images enregistrées par les caméras de surveillance du ministère. Des heures entières d’enregistrement à regarder, mais qui ne vont pas permettre de résoudre l’énigme.

Des caméras trop indiscrètes ?

Des fonctionnaires vont du coup parcourir le jardin, à pieds, à la recherche du moindre indice. Le verdict finit par tomber, sans besoin de faire appel à des tests ADN ou des relevés d’empreintes : les poules avaient semble-t-il simplement changé leurs habitudes, et avaient choisi de pondre ailleurs dans le jardin, dans un coin plus reculé. Peut-être pour échapper aux caméras indiscrètes ?

Contacté par TF1, l’entourage de la Première dame dément la livraison quotidienne d’œufs pour la consommation personnelle de Brigitte Macron. Pas besoin en effet : l’Elysée peut compter pour cela sur Agathe et Marianne, les deux poules offertes en mars dernier au Chef de l’Etat. 

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Aux dernières nouvelles, de l’autre côté de la rue du Faubourg Saint-Honoré, l’alerte a été levée. Cunégonde, Gertrude, Colette et Rosine pondent à la vue de tous, comme au bon vieux temps. 

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