INFO TF1/LCI : le "prédateur sadique" interpellé à Paris après 3 ans de traque

INFO TF1/LCI : le "prédateur sadique" interpellé à Paris après 3 ans de traque

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TRAQUE - Il était une obsession pour les policiers. D’après nos informations, la Brigade de protection des mineurs de la PJ parisienne a interpellé la semaine dernière un homme soupçonné de deux viols commis à Paris, chaque fois en plein jour. Parfois avec une extrême violence.

Sa trace était réapparue il y a quelques jours, après plus de deux ans de disparition. Ce vendredi 12 octobre, dans le XIIème arrondissement de la capitale, des hurlements ont commencé à le trahir : ceux d’une adolescente de 13 ans, cernée dans son hall d’immeuble par un homme qui tente de la violer sous la menace d’un couteau. Les cris de la victime font fuir l’agresseur, qui reprend son chemin à pieds, comme si de rien n’était. Il ne le sait pas encore, mais son visage est vite capté par des caméras de surveillance. A l’autre bout de Paris, porte de Clichy dans les locaux de la Brigade de protection des mineurs (BPM), les enquêteurs font immédiatement le rapprochement : le suspect repéré est celui qu’ils surnommaient depuis l’été 2015 le "prédateur sadique".


Grâce à un colossal travail d’exploitation des images captées dans les couloirs du métro parisien et des rues de l’est parisien, les enquêteurs ont fini par interpeller leur "client", jeudi 18 octobre dans le XIème arrondissement, alors qu’il se rendait chez sa compagne. Son profil est tout sauf celui d’un récidiviste : cet homme de 35 ans était jusqu’à présent totalement inconnu des services. Les résultats ADN, tombés au cours de sa garde-à-vue, étaient formels : son empreinte génétique est bien celle retrouvée sur deux précédentes scènes de crime. Deux viols, sans coupable jusqu’alors.

Une violence inouïe

Le premier avait particulièrement marqué les enquêteurs. Ce 30 août 2015, rue de Charenton, une mineure de 14 ans est violée dans le hall de son immeuble. L’homme qui l’attaque fait en plus de cela preuve d’une violence inouïe, frappant l’adolescente à plusieurs reprises à coups de poings, de pieds et avec son casque de moto, avant de s’enfuir. Un ADN est alors prélevé par la BPM, mais rien ne "matche" dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). Le même ADN va pourtant resurgir près d’un an plus tard. 


Le 27 février 2016, là encore en plein jour, au milieu de centaines de badauds au Forum des Halles, une femme de 20 ans est abordée par un soi-disant policier en civil. Le pseudo-fonctionnaire lui demande de le suivre dans un couloir, à l’abri des regards. La menaçant avec un couteau, le faux policier la viole, prenant le temps de la menacer de mort avant de repartir. Le FNAEG a eu beau s’agrandir, rien n’y fait : l’ADN prélevé est toujours inconnu. 


Face aux enquêteurs, le suspect a fini par reconnaître les faits, évoquant des "pulsions". Reconnu par ses victimes, mis en examen par un juge d’instruction parisien, le "prédateur sadique" a été incarcéré dans la foulée. La justice a désormais un objectif : déterminer si ce "prédateur sadique" a fait ou non d’autres victimes quand sa trace avait disparu de longs mois durant…

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