INFO TF1-LCI : Les rois de la "prise karaté" et du dribble à la Zizou ont encore frappé

Police

PARIS 18E - Mercredi soir, un homme a dérobé une montre de valeur en usant d'un stratagème inspiré des meilleurs karatékas.

Leur dernière victime n’y a, elle aussi, vu que du feu. Quelques secondes d’inattention et de naïveté auront suffi aux voleurs pour s’emparer de sa montre Rolex d’une valeur de 6.000 euros. La scène improbable, qui s’est déroulée vers 22h30 mercredi soir, rue de Clignancourt dans le XVIIIe arrondissement, n’a pourtant guère étonné les policiers. 

Car le suspect, toujours en fuite ce jeudi avec sa nouvelle et luxueuse montre au poignet, a sans doute utilisé le tour de passe-passe que les enquêteurs surnomment la "prise Karaté". Pas besoin de kimono ni de tatami, tout se passe en pleine rue, à une vitesse et avec un effet de surprise dignes d’un Ippon fulgurant et implacable de Teddy Riner, le seigneur français du judo.

Façon "Bruce Lee"

Le scénario est bien rodé : un homme s’approche de sa "proie" et se lance dans une mise en scène qui rendrait un vibrant hommage à Bruce Lee. Il prétexte être un pro du karaté, et vouloir lui montrer son talent. Uraken-Uchi, Haishu-Uchi, Shuto-Uchi…. Tout y passe, dans les lettres de l’art karatéka. Ni vu ni connu, l’athlétique suspect en profitait à la fin de son numéro pour agripper le poignet de sa victime – les connaisseurs auraient reconnu un Katate Dori – et lui enlever le bracelet de sa montre. Une rapide salutation, et le voleur sans kimono – mais peut-être ceinture noire dans une autre vie -  prend alors la tangente. 

Ces dernières semaines, les enquêteurs de la Sûreté territoriale de Paris ont observé d’autres vols similaires. Mais d’autres équipes ont, elles, opté pour une autre technique : celle du dribble version "Zizou". 

Passement de jambes

Là encore, les suspects jouent à fond la carte du sport bon enfant. Un ou deux hommes, ballon de football entre les pieds, s’amusent à jouer devant leur future victime. Une petite feinte à gauche, une petite feinte à droite, un passement de jambes pour finir… chaque fois dans le seul but d’aller, tout sourire, au contact d’une « cible ». 

Pas de maillot arraché, pas le moindre carton rouge pour un éventuel méchant tacle glissé, encore moins de menaces : comme pour leurs "collègues"maîtres du karaté, les voleurs stars du foot réussissent alors à dérober la montre de son propriétaire, souvent soit légèrement éméché, soit terriblement naïf…

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