INFO TF1/LCI - Paris : les cambrioleurs rois du "parapluie" sous les verrous

Police

JUSTICE - Ils maîtrisaient si bien l’art du cambriolage que leurs victimes n’y voyaient souvent que du feu. D’après nos informations, deux voyous ont récemment été arrêtés par la PJ parisienne pour une impressionnante série de casses…. commis tout en douceur.

La police les a arrêtés la main dans le sac. Ce jeudi 23 mai 2019, les deux hommes qui sortent d’un immeuble cossu du XVIème arrondissement de Paris n’ont pas eu le temps de prendre leurs jambes à leur cou : les enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme (BRB) les attendaient discrètement, après de longues heures de filature, prêts à enfin pouvoir leur mettre des menottes aux poignets. 

Car les deux voyous - un Yougoslave âgé de 30 ans et un Français de 46 ans, un "beau mec" fiché au grand banditisme qui cumule près de 70 affaires sur son casier judiciaire et qui avait jusqu’à présent toujours réussi à échapper à une arrestation en "flag" - étaient devenus le cauchemar des beaux quartiers de la capitale et du très chic Neuilly-sur-Seine. La BRB, qui les avait dans son collimateur depuis deux mois, les soupçonne d’avoir cambriolé au moins onze appartements. Bijoux, montres, objets de valeur… le duo serait reparti avec au total 60.000 euros de butin au cours des dernières semaines. 

Discrets et polis

Leur technique était imparable. A l’aide d’un « parapluie » - un petit objet de la taille d’un briquet, muni de fines lamelles en acier – ils crochetaient les serrures en quelques secondes seulement. Sans forcer. Sans casser. Sans faire le moindre bruit. L’équipe, excessivement polie, quittait ensuite les lieux en fermant délicatement la porte, comme si de rien n’était. Un scénario redoutablement efficace : la plupart des victimes ne songeaient souvent même pas à un cambriolage, imaginant plutôt un vol commis par une femme de ménage sans scrupule, ou un gardien d’immeuble malhonnête… 

Après 48 heures de garde-à-vue dans les bureaux de la BRB, le duo a été mis en examen par un juge d’instruction parisien pour "vols par ruse" et "association de malfaiteurs", avant d’être incarcéré. 

Une centaine d’appartements

Mais les deux artistes du crochetage risquent fort de retrouver rapidement le chemin du bureau du juge. Car les enquêteurs sont persuadés de retrouver la trace du duo infernal dans de nombreux autres casses. Avant d’être interpellés, les rois du "parapluie" auraient ainsi exercé leur art dans possiblement une centaine d’autres appartements… 

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