INFO TF1/LCI - Les vieux moteurs de poids-lourds cachaient 22 kilos de cocaïne

Police

INFO TF1/LCI - D’après nos informations, la Brigade des stupéfiants de la PJ parisienne vient de saisir une importante quantité de poudre blanche cachée dans un container passé par le port du Havre. La drogue, partie des Antilles françaises, était destinée au marché parisien. Montant du butin : 800.000 euros.

Au milieu des autres, impossible de le reconnaître. Un container anonyme, comme des dizaines de milliers d’autres qui passent chaque année entre les mains des dockers du port du Havre. Pourtant, vendredi dernier, des policiers l’observent comme lait sur le feu. La Brigade des "Stups" de Paris a fait le trajet pour ne pas perdre de vue l’immense caisson métallique. 

Après sa traversée de l’Atlantique, les Douanes ont pourtant - comme c’est le règlement - passé un peu plus tôt le container venu des Antilles françaises à travers leur scanner, afin d’y repérer une éventuelle présence humaine, ou des armes à feu. Pas d’alarme : rien n’est venu attirer l’attention des fonctionnaires, qui le laissent donc repartir cette fois sur la route, fixé à un camion, ni vu ni connu. 

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Un chargement presque invisible à l’œil nu

Direction Vigneux-sur-Seine, dans l’Essonne, à 230 kilomètres de là. Les "Stups", à distance, ne perdent pas une miette du trajet. Encore moins de son déchargement, devant un entrepôt, où plusieurs hommes se sont donnés rendez-vous. Les policiers lancent alors le "top départ" de leur opération : le petit groupe est interpellé, le container saisi et immédiatement ouvert.

A l’intérieur : 20 tonnes de vieux moteurs de poids-lourds, sans doute destinés à être recyclés. Mais clairement aussi à cacher de la drogue. Car les policiers vont découvrir au total 22 kilos de cocaïne, conditionnés dans des emballages en plastique particulièrement bien cachés, entre cylindres et pistons, presque invisibles à l’œil nu. 

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La drogue, sans doute venue de Colombie ou de Bolivie, était destinée au marché parisien. Sa valeur à la revente s’élevait à 800.000 euros. "Le port du Havre est depuis longtemps une cible très prisée des trafiquants sud-américains et antillais", décrypte un policier anti-stups. "Le flux permanent de containers leur permet de faire transiter leur 'came' sans trop de dangers."

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Un suspect de 42 ans, soupçonné d’avoir prêté main forte aux trafiquants, a été placé en garde-à-vue. Après 96 heures d’interrogatoire, il a été déféré tard hier soir devant le parquet de Créteil, en vue d’être mis en examen. 

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