INFO TF1/LCI - Trafic de drogue : saisie record de 21.300 cachets d’ecstasy par la brigade des stups

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POLICE – Selon nos informations, la police judiciaire parisienne a récemment démantelé une équipe de dealers soupçonnée d’inonder le milieu de la nuit de la capitale en petites pilules. A la clef, une saisie record.

Les trafiquants ont sans doute trouvé la pilule amère. Les enquêteurs de la brigade des stupéfiants de la PJ de Paris ont il y a quelques jours saisi plus de 21.000 cachets d’ecstasy lors d’une transaction sur le parking d’une cité de Seine-Saint-Denis. 

La scène remonte au 23 avril dernier. En planque sur la commune du Pré-Saint-Gervais, les policiers voient ce jour-là Ayachi K., un jeune voyou de 23 ans dans leur collimateur depuis quelques mois, rejoindre à la hâte son véhicule. Il semble inquiet et méfiant. Un dernier regard aux alentours et leur homme monte dans son Audi A1. 


Direction Drancy, cinq kilomètres plus loin, au pied des tours, là où réside un autre trafiquant présumé, qui intéresse grandement lui aussi les "Stups". Ce dernier stationne sa Mercedes juste derrière la voiture de son complice. La transaction se fait sous les yeux des limiers de la PJ, qui décident alors d’intervenir en flagrant délit. 

Du cachet au… cachot

Les deux hommes sont rapidement interpellés. Le coffre du véhicule Mercedes est à lui seul un entrepôt de drogues en tous genres : les policiers mettent en particulier la main sur un sac contenant 10,5kg d’ecstasy, soit plus de 21.300 cachets. Un autre sac contient lui 1kg de kétamine, un puissant anesthésiant souvent utilisé comme drogue dans le milieu festif. Dans l’Audi, 10.000 euros en liquide, correspondant à une partie du montant de la transaction. Les deux berlines de luxe, elles, ont été saisies par la police. 

Tout cela inondait le milieu de la nuit de la capitaleUn enquêteur

"C’est sans doute l’une des plus grosses prises d’ecstasy en région parisienne, tout cela inondait le milieu de la nuit de la capitale", commente un enquêteur. A la revente, la pilule d’ecstasy s’achetait 10 euros en moyenne, soit un gain théorique de plus de 200.000 euros, parti en fumée pour les suspects. 


La drogue était semble-t-il importée des Pays-Bas, comme c’est souvent le cas pour les drogues de synthèse retrouvées en France. D’après les surveillances des fonctionnaires de la brigade des stups, l’un des deux suspects effectuait au moins une ou deux livraisons de drogue par mois, chaque fois en voiture entre le sol néerlandais et la région parisienne.


Un coup d’arrêt brutal pour ces deux dealers présumés. Parmi eux, Yassine H. , présenté comme l’un des plus importants trafiquants d’ecstasy parisiens, n’a pas cherché à nier les faits lors de sa garde-à-vue. Les deux hommes ont été mis en examen pour "trafics de stupéfiants" et "association de malfaiteurs" par un juge d’instruction de Bobigny, avant d’être écroués.

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