Interpellation polémique de lycéens à Mantes-la-Jolie : l'enquête de l'IGPN classée sans suite

Police

JUSTICE - Après l'interpellation de 151 lycéens à Mantes-la-Jolie le 6 décembre dernier, une enquête de l'IGPN avait été ouverte. Elle a été classée sans suite le 24 juillet, a indiqué le parquet dans un communiqué.

L'IGPN, la "police des polices", a considéré que les conditions de l'interpellation de 151 jeunes, à la suite d'une mobilisation lycéenne à Mantes-la-Jolie (Yvelines) le 6 décembre dernier, se justifiaient. "Le fait de retenir les personnes interpellées en position à genoux ou assise, entravées pour certaines d'entre elles, apparaît justifié par le contexte exceptionnel de violences urbaines graves et le nombre de personnes devant être conduites dans les locaux de police, nécessitant une organisation matérielle incompressible", a estimé la procureure de Nanterre qui a repris le dossier, dans un communiqué transmis à l'AFP. 

Des images d'une centaine de lycéens à genoux, mains sur la tête ou menottés dans le dos, interpellés après des heurts en marge d'une manifestation, avaient à l'époque provoqué l'indignation quasi-générale et eu des retombées judiciaires. Le syndicat Union nationale lycéenne (UNL) avait notamment porté plainte pour atteinte arbitraire à la liberté individuelle, violences volontaires par dépositaire de l'autorité publique et pour diffusion illégale de l'image de personnes. Une enquête avait donc été ouverte par l'IGPN deux mois plus tard, le 12 février, pour être classée finalement sans suite le 24 juillet.

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Une enquête administrative, ouverte dans la foulée de l'interpellation, avait établi au mois de mai dernier que les policiers en charge ce jour-là n'avaient pas eu "de comportements déviants". Une enquête pénale est toujours en cours, ouverte après le dépôt de plainte le 6 mai dernier d'un collectif d'avocats de plaignants, qui s'est constitué partie civile.

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