Son école vandalisée, Marion Maréchal "attend une réponse forte et prompte de l’État"

Police

ATTAQUES – Après avoir appris la dégradation, dans la nuit de mardi à mercredi, des locaux de l’école qu’elle a fondée à Lyon, Marion Maréchal réagit ce mercredi en annonçant sa volonté de porter plainte et en dénonçant des "milices d'extrême gauche violentes".

Il est rare qu’un acte de vandalisme soit revendiqué par communiqué de presse, puis sur une page Facebook ouverte au public. C’est pourtant de cette manière qu’ont procédé, ce mercredi, les militants antifascistes qui ont dégradé des locaux lyonnais de l’Issep, la nouvelle école de "sciences sociales, économiques et politiques" fondée par Marion Maréchal, dans la nuit de mardi à ce mercredi. 

"Cette école créée par Marion Maréchal-Le Pen a ouvert en cette rentrée 2018, au sein du quartier de la Confluence, dans le but de former la future élite de l’extrême droite identitaire. Considérez cette attaque comme une réponse à tous les actes racistes, sexistes, homophobes, transphobes, ainsi qu’aux politiques meurtrières anti-migratoires et à l’attentat de Christchurch perpétré dernièrement", justifie en effet le groupe sur sa page, tout en publiant des photos des dégradations prises au moment même où celles-ci ont été commises, comme pour authentifier la chose.

Voir aussi

Actuellement en déplacement en Russie, à Saint-Pétersbourg, la fondatrice a néanmoins tenu à réagir auprès du Figaro : "Nous userons de toutes les voies légales pour faire respecter la liberté d'enseignement en France, manifestement bafouée par des milices d'extrême gauche violente et dont les membres sont connus des services de police. Ceux-ci se croient suffisamment libres pour revendiquer leurs actes sur leur page Facebook. C'est dire leur sentiment d'impunité. En plus de porter plainte, je vais demander un rendez-vous au préfet, au rectorat comme au maire de Lyon pour que des dispositions soient prises."

L'ex-députée FN a par la suite partagé un communiqué de l'école dans lequel elle dénonce "l'extrême gauche" qui "montre un visage violent, totalitaire et sectaire qui doit indigner tous les défenseurs de la liberté."

"Terrorisme intellectuel"

Ce n’est pas la première fois que l’établissement est pris pour cible, du moins à coups de bombes de peinture (cette fois s’y sont ajoutés des coups de marteau sur des vitres et des serrures forcées). "Je suis très inquiète de voir que ce type de groupuscule puisse se permettre ce genre d'exactions. J'attends une réponse forte et prompte des responsables politiques comme de l'État, attachés à la liberté d'expression, d'enseignement comme au pluralisme intellectuel", tempête encore Marion Maréchal. Qui pointe, au passage, "un terrorisme intellectuel qui phagocyte jusqu'au mouvement des Gilets jaunes, sans que la réponse étatique soit au rendez-vous". 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter