L'enquête sur l'affaire Geneviève Legay est dépaysée à Lyon

Police

VIOLENCES POLICIÈRES - Après la mise en cause du procureur de Nice et la révélation d'un possible conflit d'intérêt, la Cour de cassation a annoncé le dépaysement à Lyon de l'affaire Geneviève Legay, cette manifestante de 73 ans blessée en marge d'un rassemblement de gilets jaunes en mars dernier.

La Cour de cassation a décidé mercredi 10 juillet de dépayser à Lyon l'enquête sur les violences subies par Geneviève Legay. La militante d'Attac de 73 ans a été blessée à Nice en mars derniers, lors d'une charge de police contre un rassemblement interdit de Gilets jaunes.

Le procureur de Nice visé par des critiques

L'enquête a initialement été menée par le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre. En plus d'avoir tenu des propos contradictoires sur la tenue des événements, un possible conflit d’intérêt a été révélé par le journal Nice-Matin. Le parquet du procureur est notamment mis en cause pour avoir confié l'enquête sur les blessures de la septuagénaire à la sûreté départementale dont la cheffe est la compagne du commissaire chargé du commandement le jour de la manifestation

L'enquête a ensuite été confiée fin mars à des juges d'instruction de Nice. L'avocat de la militante d'Attac avait sollicité le dépaysement de l'affaire.

L'Association pour la taxation des transaction financières et pour l'action citoyenne, où milite Geneviève legay, a réagit à l'annonce: "Attac France se réjouit de cette décision, qui devrait pouvoir enfin garantir un travail serein de la justice, sur cette affaire grave, qui ne concerne pas seulement les agissements d'un seul policier, mais aussi ceux de toute une chaîne de commandement".

Pour Raphael Pradeau, porte-parole d’Attac France, "cette décision confirme ce que nous disons depuis le début de cette affaire : le procureur de Nice a multiplié les mensonges et les obstacles à la manifestation de la vérité, ainsi que les conflits d’intérêts". 

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