La "clé d'étranglement" maintenue dans l'attente d'une autre technique d'interpellation

La "clé d'étranglement" maintenue dans l'attente d'une autre technique d'interpellation
Police

INTERVENTION - Dans une note interne envoyée ce lundi 15 juin, consultée par LCI, la direction générale de la police nationale (DGPN) confirme que la technique dite "d'étranglement" ne sera plus enseignée à l'école de police mais qu'elle sera toujours pratiquée, le temps d'établir un nouveau cadre légal.

Une suppression, oui, mais pas pour tout de suite. Alors que Christophe Castaner a confirmé l'interdiction de la technique d'interpellation dite d'étranglement, aussi appelée "clé d'étranglement", dans la formation des jeunes policiers, une note interne révèle que celle-ci sera maintenue le temps de définir un nouveau cadre légal. Dans une note envoyée ce lundi 15 juin aux différentes directions de la profession, la direction générale de la police nationale (DGPN) confirme en effet que cette méthode d'interpellation "ne sera dorénavant plus enseignée dans les écoles de police" mais que tant qu'aucune alternative n'est trouvée, celle-ci sera toujours pratiquée "dans la mesure où les circonstances l'exigent". 

Autrement dit, "la technique dite de 'l'étranglement' continuera d'être mise en oeuvre avec mesure et discernement", écrit la DGPN, "et sera remplacée au fur et à mesure de la formation individuelle dispensée, sur la base des résultats du groupe de travail". 

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VIDEO - Quelles sont les techniques d'interpellation utilisées en France ?

Ce "groupe de travail" mentionné dans ce courrier doit rendre ses conclusions d'ici le 1er septembre prochain, selon cette note, et doit réfléchir à une "technique de substitution" à cette méthode très controversée et soupçonnée d'être la cause de plusieurs décès en France, dont celui d'Adama Traoré, interpellé le 19 juillet 2016. Les syndicats de police ont quant à eux manifesté leur opposition à la suppression de cette pratique et se rassemblent d'ailleurs toujours, un peu partout en France, pour lâcher leurs menottes en signe de protestation.

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