La famille de Cédric C., le livreur mort après son interpellation, porte plainte pour "violences volontaires"

La famille de Cédric C., le livreur mort après son interpellation, porte plainte pour "violences volontaires"
Police

Au cours d'une conférence de presse, mardi 7 janvier, la famille du livreur à scooter, décédé dimanche 5 décembre après avoir fait un malaise cardiaque suite à son interpellation, a pointé la responsabilité des agents de police.

L'interpellation, vendredi 3 décembre, de Cédric C., livreur à scooter, a-t-elle conduit à sa mort, deux jours plus tard ? Pour la famille de ce quadragénaire, qui avait fait un arrêt cardiaque au cours d'un contrôle de police, cela ne fait plus de doute. Dans une conférence de presse tenue mardi 7 janvier, l'avocat de la famille du défunt, Me Arié Alimi, a annoncé déposer plainte pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner". 

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Auprès de LCI, une source policière avait indiqué que le contrôle avait eu lieu après que Cédric C. avait été vu en train de téléphoner au volant et se serait "montré irrespectueux et agressif". Et cette même source d'assurer que le livreur aurait ensuite "insulté les policiers", qui ont décidé de l'interpeller pour outrage. Il a résisté lors de l'interpellation et a fait un malaise cardiaque.

Dans une série de vidéos dévoilées par Mediapart et que TF1 a également pu consulter, il apparaît en effet que le livreur scooter a été plaqué au sol par trois policiers lors de son arrestation. Un "plaquage ventral", a rappelé Arié Alimi lors de sa conférence de presse, "qui a causé de nombreux décès" et "qui est interdite dans de nombreux pays". On voit, dans la vidéo, le livreur filmer son interpellation, avant d'être maintenu fermement au sol, où il se débat. 

En vidéo

Les nouvelles images de l'interpellation violente de Cedric ayant entraîné sa mort

Enquête ouverte et IGPN saisie

C'est suite à cette interpellation, au cours de laquelle, selon un témoin cité par Mediapart, un policier lui aurait appliqué "une clé avec son bras autour de son coup", que Cédric C. fait un malaise cardiaque. Transporté à l'hôpital Georges-Pompidou, il y mourra deux jours plus tard, dimanche 5 janvier. 

Me Alimi, qui s'est fait une spécialité de poursuivre les policiers soupçonnés de faire preuve de violence disproportionnée au cours d'interpellations, a publiquement accusé la préfecture d'avoir "violé le secret de l'instruction en délivrant de fausses informations illégalement".

Lundi 6 janvier, LCI avait appris auprès de la préfecture qu'une enquête avait été ouverte pour "recherche des causes de la mort" de ce père de cinq enfants, tandis que l'IGPN avait été saisie. Les résultats de l'autopsie ont dévoilé, dans l'après-midi du 7 janvier, qu'il était mort d'une asphyxie "avec fracture du larynx" après son interpellation.

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