Le Défenseur des droits se saisit "d'office" après la mort de Cédric Chouviat, le livreur mort après son interpellation

Le Défenseur des droits se saisit "d'office" après la mort de Cédric Chouviat, le livreur mort après son interpellation
Police

FAIT DIVERS - Six jours après l'interpellation par la police de Cédric Chouviat quai Branly à Paris, interpellation à la suite de laquelle ce livreur est décédé, le Défenseur des droits a décidé de se saisir "d'office". Le parquet de Paris a ouvert mardi une information judiciaire pour "homicide involontaire" afin de "déterminer les circonstances exactes de l’intervention des services de police".

Le Défenseur des droits a décidé de se saisir "d'office" pour se pencher sur les circonstances du décès du livreur Cédric Chouviat après une interpellation controversée à Paris, a annoncé jeudi 9 janvier à l'AFP sa porte-parole. "Une instruction va être ouverte. On va regarder les circonstances de l'intervention et si les règles de déontologie ont été respectées", a précisé la porte-parole de cette autorité administrative indépendante, confirmant une information de RTL.

Cédric Chouviat, un père de famille de 42 ans, a été victime d'un malaise cardiaque le 3 janvier, aux abords de la Tour Eiffel, après avoir été plaqué au sol, casque sur la tête, par plusieurs policiers lors d'un contrôle tendu, au cours duquel des témoins racontent avoir vu les policiers appliquer une clé de strangulation au livreur.  Transporté dans un état critique à l'hôpital, il est mort le 5 janvier des suites d'une asphyxie "avec fracture du larynx", selon les premiers éléments de l'autopsie communiqués par le parquet de Paris qui a ouvert une information judiciaire pour "homicide involontaire".

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Vidéos à l'appui, la famille de la victime a, depuis, dénoncé une "bavure policière" causée par des techniques d'interpellation "dangereuses" et réclame une requalification des faits en "violences volontaires ayant entraîné la mort", un fait passible des assises.

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Tout en déplorant une "épouvantable tragédie", l'avocat des quatre policiers impliqués dans l'interpellation, Me Thibault de Montbrial, a défendu ce mercredi la "proportionnalité" de leur réaction face à un individu qui aurait "résisté" à son contrôle et fait preuve "d'agressivité". 

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Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a appelé à ce que "toute la transparence" soit faite et a estimé que des premiers éléments de l'enquête interrogeaient "gravement".  

Organe consultatif, le Défenseur des droits est notamment chargé de veiller au respect de la déontologie des personnes exerçant des fonctions de sécurité et de maintien de l'ordre sur le territoire français. En janvier 2019, il avait recommandé la "suspension" de l'usage par les forces de l'ordre des lanceurs de balles de défense (LBD), accusés d'avoir provoqué de graves blessures lors de manifestations de Gilets jaunes. 

Ce jeudi, une pétition a été lancé Raphael Glucksmann, William Bourdon et Arié Alimi, avocats de la famille de Cédric Chouviat pour demander à Christophe de "mettre fin aux techniques d’immobilisation potentiellement létales".

A 14 heures ce jour, 1600 personnes l'avaient déjà signée. 

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