Le préfet de police de Paris dénombre "sept policiers désarmés" depuis l'attaque de la préfecture

Le préfet de police de Paris dénombre "sept policiers désarmés" depuis l'attaque de la préfecture
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SÉCURITÉ - Auditionné ce mercredi devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, Didier Lallement , préfet de police de Paris a annoncé que "sept policiers avaient été "désarmés" à la suite de signalements pour radicalisation "depuis le 3 octobre", date de l'attaque à la préfecture de police de Paris. IL a par ailleurs demandé "trois suspensions" dont "une" a été mise en oeuvre.

Près de quatre semaines après l'attaque sur l'île de la Cité, le préfet de police de Paris a annoncé que "sept policiers" de la préfecture de police avaient été "désarmés" à la suite de signalements pour radicalisation "depuis le 3 octobre".

Auditionné par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur cette attaque meurtrière, Didier Lallement a ajouté qu'il avait demandé "trois suspensions" dont "une" a été mise en oeuvre. Au total, depuis le 3 octobre, il y a eu "33 signalements" pour soupçons de radicalisation. Depuis 2012, le préfet donne un chiffre de"63" signalements dont "une quinzaine ont fait l'objet de suites" parmi lesquelles : "que cinq révocation, un licenciement, trois mutations, deux démissions… "

Le préfet de police a en outre rappelé qu'il avait adressé le 7 octobre une note à l'ensemble de ses services afin qu'ils signalent systématiquement tous les signes de radicalisation. 

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L'attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris

Sur les propos qu’aurait tenus Mickaël Harpon sur  l’attentat commis à Charlie Hebdo, au sujet duquel il aurait dit "c’est bien fait" devant des collègues, le préfet de police indique :  "Il y a eu manifestement des échanges entre différents niveaux de fonctionnaires mais qui, à aucun moment, n'ont pris la forme d'un signalement". Ce dernier reconnaît par ailleurs qu’il y a eu là  "un dysfonctionnement". 

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, est auditionné ce mercredi par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les failles ayant conduit à l'attaque meurtrière à la préfecture de police début octobre. Il s'agit de la première audition devant cette commission constituée officiellement la semaine dernière. 

Le 3 octobre, Mickaël Harpon, chargé de la maintenance informatique au sein la direction du renseignement de la préfecture de police, avait tué quatre de ses collègues, avant d'être abattu. Converti à l'islam depuis une dizaine d'années, il fréquentait des membres de la mouvance salafiste. Aucun lien avec une organisation terroriste n'est toutefois apparu  à ce stade de l'enquête.

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