Le vice-président du Conseil d'Etat mis en examen pour complicité de harcèlement moral

Police

PRESSIONS - Selon les informations du "Monde", confirmées par l'AFP, Bruno Lasserre, à ce poste depuis 2018, a été mis en examen le 27 septembre. Un acte de procédure qui fait suite à une enquête après la mort d'un agent de l'autorité de la concurrence, en 2014, alors que le haut fonctionnaire était à sa présidence.

Cinq ans et demi après la mort d'un de ses anciens subordonnés, le vice-président du Conseil d'Etat Bruno Lasserre a été mis en examen, le 27 septembre, du chef de complicité de harcèlement moral. Une procédure qui intervient dans le cadre de l'enquête sur la mort d'un agent de l'Autorité de la concurrence, en 2014, alors que le haut-fonctionnaire de 65 ans la présidait. 

L'agent Alain Mouzon, 46 ans, avait été retrouvé mort à son domicile le 27 mars 2014. Les conditions de travail et la pression du management de l'institution sont alors rapidement pointées du doigt, au point que, rappelle Le Monde, le chef de service du défunt est mis en examen pour "harcèlement moral" ayant "altéré la santé physique ou mentale" de ce dernier. Le tribunal administratif avait condamné l'Etat pour faute en 2016 dans cette affaire.

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S'il assure avoir mis fin aux fonctions du chef de service dès qu'il a appris les accusations qui pesaient sur lui, en 2013, Bruno Lasserre se voit reprocher par les proches d'Alain Mouzon non pas des actions individuelles, mais la responsabilité d'un management "toxique et disqualifiant" au sein du gendarme de la concurrence. Une accusation que "récuse formellement" le vice-président de la juridiction suprême hexagonale, qui assure, dans un mail à ses employés et consulté par Le Monde : "J'ai pris, dès que j'ai été informé, les mesures qui s'imposaient pour mettre un terme à la situation dénoncé".

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