Levallois-Perret : deux personnes en garde à vue après une altercation avec Patrick Balkany

Police

FAIT DIVERS - Deux individus ont été interpellés et placés en garde à vue après un vif échange survenu jeudi avec le maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, dans les rues de la commune des Hauts-de-Seine. Une enquête a été ouverte.

Deux personnes ont été interpellées jeudi et placées en garde à vue jeudi à 17h30 suite à une altercation avec Patrick Balkany, le maire de Levallois-Perret. Les faits de sont déroulés dans l'après-midi dans une rue de la commune des Hauts-de-Seine. 

Une enquête a été ouverte pour déterminer ce qu'il s'est passé entre l'édile et un groupe de personnes appartenant à la Ligue de défense noire africaine sur place. Avec le maire, ils évoquent un conflit locatif qui oppose une boulangère de la ville avec son propriétaire. 

A la suite de cette altercation, Patrick Balkany  a déposé plainte dès jeudi soir après ces faits, a indiqué l’équipe du maire LR à LCI ce vendredi. Une des gardiennes d’immeuble, qui se sont interposées, ont également porté plainte pour "menaces de mort et acte d’intimidation envers une personne en charge d’une mission de service public." Une enquête a été ouverte par le Parquet de Nanterre.

Une vidéo et un communiqué

Dès jeudi, la Ligue a publié sur Facebook une vidéo relatant une partie des événements qui se sont passés sur la voie publique. Sur les images apparaît le maire et un groupe de personnes. 

La Ligue a également publié sur le réseau social un communiqué dans lequel elle donne sa version des faits, évoquant notamment "un échange entre nos militants et le maire de la ville monsieur Balkany a eu lieu au cours duquel notre porte parole a été agressé physiquement et verbalement par le maire, l'autre militant pour sa part a été agressé par des personnes accompagnant le monsieur Balkany."

"Ils ont menacé de les égorger", assure Isabelle Balkany

Interrogée par LCI, Isabelle Balkany a évoqué à son tour l'incident. "Mon mari faisait un tour de Levallois avec son jeune directeur de cabinet adjoint. Ils passent devant la boutique, et dès qu’ils la dépassent un peu, le président de l’association et un autre monsieur sortent. Ils sont avec leurs appareils pour filmer et enregistrer. Ils demandent à mon mari pour la énième fois ce qu’il peut faire pour cette dame, il répond que malheureusement il ne peut rien faire, c’est un différend privé. Et ils continuent à marcher. 200 mètres plus loin, les messieurs s’échauffent tous seuls, se mettent à insulter mon mari, commencent à le bousculer. Le directeur de cabinet appelle la police municipale, qui elle-même appelle la police nationale. Deux dames sortent de leur bureau (…) et voient le maire en grande difficulté. Elles se précipitent et une envoie en l’air le téléphone avec lequel un des messieurs filmait. Et au moment où ça se passe, la police arrive et les entend dire ‘je vais tous vous égorger, vous tuer’. Donc la police les as interpellés et emmenés en garde à vue."

Plus loin, elle ajoute que son mari est "secoué". "D’autant plus qu'il a eu l’ablation d’une tumeur à la colonne vertébrale il y a 6 ans, que depuis il a des séquelles."

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