Limoges : enquête ouverte après l'appel à l'aide d'une ado mariée de force

Limoges : enquête ouverte après l'appel à l'aide d'une ado mariée de force
Police

FAIT DIVERS - A Limoges, une adolescente de 15 ans a vraisemblablement échappé à un mariage forcé en jetant un message par la fenêtre de son appartement. Une enquête a été ouverte et la jeune fille a été placée.

Une bouteille à la mer au milieu de la ville. Une enquête pour "violences volontaires par personne ayant autorité" a été ouverte à Limoges, après la découverte d'un message écrit par une adolescente appelant à l'aide contre un mariage forcé. Elle avait jeté le mot de papier par la fenêtre de l'appartement familial : il a été trouvé au pied de son immeuble par un ouvrier travaillant sur un chantier à proximité.

La jeune fille présentait des traces de blessures

L'ouvrier a découvert cet appel au secours ce mardi, à proximité de son lieu de travail, dans le quartier prioritaire de La Bastide. Ecrit à la première personne du singulier, par une personne disant avoir 15 ans, le message demandait de prévenir la police et l'assistance sociale, car elle était "mariée de force" par ses parents. Immédiatement alertée par cet homme, la police s'est rendu sur place.

Les agents ont trouvé dans l'immeuble une jeune fille de cet âge, originaire des pays de l’Est, qui montrait des traces de violences. L'adolescente était "libre de ses mouvements mais présentait des signes de blessures au niveau des jambes", selon une source policière. "Nous devons tout vérifier, mais ses allégations ont été considérées comme suffisamment sérieuses pour qu'une ordonnance de placement dans un foyer soit délivrée par le parquet de Limoges", a précisé cette même source à l'AFP. 

15.000 euros de dot aurait déjà été versés

L'adolescente a expliqué aux enquêteurs avoir, dans un premier temps, accepté la demande en mariage du garçon avec lequel elle sortait. Puis, selon la police, "elle est revenue sur sa décision et a alors été frappée par son père à coups de câbles électriques". Selon l'adolescente - désormais mise à l'abri - une dot de 15.000 euros aurait été versée par la famille du jeune homme à ses parents. Son père, visé par l'enquête ouverte pour "violences volontaires par personne ayant autorité", n'a pas encore été entendu.

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