Loiret : un octogénaire retrouvé mort et amputé, son infirmière tuée à l’arme blanche

Police

FAIT DIVERS – Une infirmière âgée de 42 ans a été retrouvée morte, lundi 21 octobre, dans un champ près de Pannes (Loiret). Un de ses patients, âgé de 84 ans, a lui aussi été assassiné et amputé le même jour à son domicile de Châlette-sur-Loing, commune de 13 km² où la professionnelle avait son cabinet. Le ou les auteurs étaient toujours recherchés ce mercredi comme leurs motivations.

Le double homicide survenu lundi dernier dans le Loiret a bouleversé toute la région. Tout a commencé dans la matinée, vers 7h15, quand des automobilistes ont découvert dans un champ à 2 kilomètres environ de Pannes près de Montargis dans le Loiret le corps sans vie d’une femme. La victime, identifiée rapidement comme Karine F., 42 ans, mère de deux enfants et infirmière libérale, avait les mains liées par un câble téléphonique. 

Un peu plus tard dans la journée, les gendarmes découvrent le corps sans vie d’un homme de 84 ans, Jacques S. dans son pavillon de Châlette-sur-Loing. La victime présente des hématomes, et a été amputée des deux mains. Ce sont des proches, qui, inquiets de ne pas avoir de nouvelles de l’octogénaire, avaient alerté les forces de l’ordre dans la matinée.

Très vite, le rapprochement est fait entre les deux homicides. Karine F. avait son cabinet d’infirmière à Châlette-sur-Loing, Jacques S. était l’un de ses patients et elle devait lui rendre visite le matin du jour où elle a été retrouvée... 

Le corps au pied du lit

Selon les premiers éléments de l’enquête dévoilés dans la soirée du mardi 22 octobre par le procureur de la République d'Orléans Nicolas Bessonne, l’autopsie pratiquée plus tôt dans la journée sur le corps de Karine F. a révélé qu’elle avait succombé à de nombreux coups portés à l'arme blanche au niveau du visage, du cou et du thorax. 

Jacques S., lui, a, en plus de ses deux mains sectionnées, été roué de coups avant d’être abandonné dans son pavillon où il est décédé. Les enquêteurs ont découvert son corps "au pied de son lit, à la perpendiculaire, caché" sous des couvertures, a indiqué le procureur de la République. L’autopsie a permis d’établir que ses mains avaient été tranchées post-mortem. Selon le magistrat, ce sont les nombreux coups portés à l'octogénaire, notamment à la tête et au visage, qui ont provoqué son décès. 

Un chouchou et une brosse

Au domicile de l’octogénaire, les enquêteurs ont retrouvé plusieurs effets personnels de l’infirmière, notamment des accessoires de coiffure. Celle-ci n’a semble-t-il pas été tuée au domicile de son patient mais après. La voiture de l’infirmière a en effet été découverte non loin de son corps.  Les mains de l’octogénaire, elles, n’ont pas été retrouvées. 

"Toutes les hypothèses sont ouvertes", a indiqué Nicolas  Bessone à propos du mobile, signalant notamment que la maison de l'octogénaire avait été fouillée, sans qu'aucun vol n'ait toutefois été constaté.

Rassemblement et marche blanche

Ce mercredi à 18h, un rassemblement est organisé , devant le cabinet de l'infirmière, 22, rue Kléber, à Châlette-sur-Loing, pour lui rendre hommage.

Samedi 26 octobre, c'est une marche blanche qui est organisée par la mairie de la Ferrières-en-Gâtinais, où vivait Karine F., pour rendre hommage à l'infirmière. 

Dès lundi, le Syndicat national des Infirmières et infirmiers libéraux avait posté sur Facebook un message pour Karine F.  Voici ce que l'on peut notamment lire sur leur page "Karine était pétillante et enthousiaste. Elle avait une famille avec deux enfants de 16 et 9 ans. Elle était infirmière libérale dans le Loiret. 

Karine était aussi très impliquée dans la défense et la promotion de la profession infirmière libérale. Elle était présidente départementale de la section Sniil 45. Karine… c’était vraiment quelqu'un : une femme de cœur, une femme engagée, une femme d’honneur. Ce 21 octobre au petit matin, Karine a été assassinée. Ce soir, le Sniil a perdu l’une de ses forces vives."

L'enquête a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie d'Orléans. Les investigations se poursuivent. 

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