Lyon : un étudiant s’immole devant un établissement du Crous

Police

LYON - Un étudiant a voulu mettre fin à ses jours ce vendredi en s’immolant à Lyon devant un établissement du Crous, selon plusieurs médias locaux. S'il a survécu, les pompiers estiment qu'il est "brûlé à 90%".

Son acte serait "politique". A 22 ans, un jeune homme originaire de Saint-Etienne s'est immolé en pleine rue dans le 7e arrondissement de Lyon, ce vendredi 8 novembre. S'il a survécu à sa tentative de suicide, il en sort très gravement brûlé selon l'AFP qui cite les pompiers. Les raisons exactes de son geste restent encore indéterminées et une enquête a été ouverte.

Brûlé à 90%

Le drame est survenu peu avant 15h, selon le récit de plusieurs médias. Avant de s'immoler, l'étudiant en deuxième année à l'Université Lyon 2 prévient sa petite amie par un SMS. C'est cette dernière qui alerte les secours, permettant une prise en charge rapide sur les lieux. "Brûlé à 90%", selon les pompiers, le jeune homme, dont on ignore la nationalité, a d'abord été traité sur place avant d'être transporté au Centre des brûlés à l'hôpital Edouard Herriot. 

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Si l'enquête doit permettre de déterminer les raisons de ce geste, un message posté sur Facebook permet d'en savoir un peu plus sur le motif de l'élève. Selon le site Le Progrès, il s'agirait en effet d'un message d'adieu du jeune homme. Il y indique que l'endroit où se sont produits les faits était "visé" comme un lieu "politique". 

Dénonçant dans cette publication des bourses qui ne sont pas "suffisantes" pour vivre, il y interpelle d'ailleurs le gouvernement. "Doit-on continuer à survivre comme nous le faisons aujourd’hui ?" Dans ce plaidoyer du "socialisme"de "l’autogestion" et de la "sécu", l'étudiant réclame notamment le "salaire à vie".

"Nous n'avions pas connaissance de difficultés personnelles concernant cet étudiant, très impliqué au sein des instances de l'établissement", a déclaré à  l'AFP la présidente de l'université Lyon 2 Nathalie Dompnier, précisant que le jeune homme ne percevait plus sa bourse car il "triplait" sa deuxième année de licence. "L'université lui exprime tout son soutien, ainsi qu'à sa famille, à ses proches et à tou.tes ses camarades", a également écrit la présidente dans un communiqué.

Dans un communiqué, les fédérations syndicales étudiantes SUD-éducation et Solidaires ont quant à eux dénoncé "la précarité" de "la vie des  étudiant-e-s" : "Son acte ne saurait être réduit au seul désespoir, c'est aussi à la portée politique. Dans son message, notre camarade décrit la précarité qu'il subit, conséquence des politiques libérales, et le racisme quotidien", pointe le  syndicat, qui souligne que "la précarité s'étend" et "broie de plus en plus de  vies, y compris la vie des étudiant-e-s".

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