Marseille : qui sont les personnes disparues dans l'effondrement des deux immeubles ?

Police
VICTIMES - Quatre jours après l'effondrement des deux immeubles rue d'Aubagne à Marseille, huit morts ont été retrouvés dans les décombres. Fabien, Simona, Ouloume ou encore Cherif, qui sont les disparus de cette sombre journée du 5 novembre 2018 ?

Le 5 novembre, dans la matinée, deux immeubles se sont effondrés rue d’Aubagne, à Marseille. Un drame qui a fait huit morts - cinq hommes et trois femmes. Le bilan n'a pas encore été présenté comme "définitif" par les autorités. Les recherches se poursuivaient vendredi soir dans les décombres des immeubles.


Le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, a annoncé l’identification de plusieurs des victimes, sans pour autant en dévoiler l’identité. Le quotidien La Provence a néanmoins dévoilé plusieurs éléments concernant les habitants de la rue d’Aubagne, disparus ou potentiellement décédés dans l’effondrement des deux immeubles.

Ouloume, mère comorienne de six enfants

Originaire des Comores et mère de six enfants, Ouloume, installée au 65 rue d’Aubagne, a déposé son fils Elamine, 8 ans,  à l’école quelques minutes avant le drame, explique La Provence. "Elle n'est pas allée le rechercher à l'école, et je n'ai aucune nouvelle", a expliqué son autre fils de 34 ans, Abdou Ali. D'après une information relayée par le média local Habari Za Comores, le ministère des Affaires étrangères des Comores a communiqué concernant la disparition d'Ouloume dans l'effondrement des deux immeubles.

Julien, Taher et Chérif, victimes du 2ème étage

Au second résidait Julien, un homme de 30 ans, et Rachid. Ce dernier s'en est sorti en allant acheter des cigarettes, avant d’assister, impuissant, à l’effondrement de l’immeuble. Prisonniers chez lui : ses amis Taher, un Tunisien de 58 ans, et Chérif, un Algérien de 36 ans. Arrivé à Marseille en 2016 en provenance de l’Algérie, Chérif, 36 ans, marié et père d’un enfant, n’a plus donné signe de vie depuis le jour du drame. Pour ses cousines, qu’il a rejointes à Marseille, tout laisse à penser que Sherif se trouve sous les décombres : "Dans le quartier, tout le monde le connaît. Nous sommes persuadés qu'il se trouve sous les décombres, nous n'attendons que la confirmation officielle de sa mort afin de pouvoir récupérer le corps et le rendre à sa famille..."

Fabien, Simona, Niasse, voisins et amis du 4e étage

Fabien, âgé d’une cinquantaine d’années, vivait dans un deux-pièces du quatrième étage et exerçait l’activité d’artiste-peintre. "Affaibli par la maladie", selon son compagnon Sylvain, les espoirs de le retrouver en vie paraissent très faibles. Au même étage, une Italienne trentenaire prénommée Simona, originaire de Tarente, dans les Pouilles, vivait au 65 rue d’Aubagne depuis plusieurs semaines et semblait très inquiète concernant l’état de l’immeuble. La jeune femme avait d'ailleurs été invitée chez son voisin Fabien trois jours avant le drame, lors d'une soirée festive. Enfin, Niasse, un jeune italien d'origine sénégalaise, 26 ans, dormait chez Simona le soir du drame. Sa dépouille a depuis été formellement identifiée et ses papiers ont été retrouvés sur lui. Enfin, au dernier niveau, le 5ème étage, vivait Marie-Emmanuelle, une femme âgée de 55 ans.

Rescapée, Sophie reste sans nouvelles de ses voisins

Dans un témoignage à l'AFP, Sophie, habitante de l'immeuble qui s'était réfugiée dimanche soir chez ses parents, dit ne pas avoir de nouvelles de son ami Cissé, également résident de l'immeuble, de Julien, voisin d'une vingtaine d'années ou encore de Marie, habitant au cinquième étage du 65, rue d'Aubagne. 


Une marche blanche en mémoire aux victimes se déroulera ce samedi 10 novembre à Marseille. Elle partira à 15h, depuis le haut de la rue d’Aubagne jusqu'au Vieux-Port. 

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