Meurtre d'Alexia Daval : la demande de remise en liberté de Jonathann Daval refusée

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ENQUÊTE - Un an après le meurtre d'Alexia Daval, son mari Jonathann Daval est toujours suspect numéro 1. Sa demande de mise en liberté, examinée ce mardi, a été refusée par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon.

Jonathann Daval reste en détention provisoire. Alors que le principal suspect du meurtre de son épouse Alexia avait déposé une demande de remise en liberté, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon a refusé cette requête ce mardi 29 octobre lors d'une audience à laquelle assistaient pour la première fois les parents, la sœur et le beau-frère de la victime.


Précisant ne pas encore disposer des motivations de la décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel, Me Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Randall, a estimé devant la presse que l'on pouvait "raisonnablement penser que deux arguments ont prévalu". Le premier, a-t-il poursuivi, est "la sécurité de Jonathann (...) difficile à assurer" hors de la maison d'arrêt de Dijon où il est incarcéré depuis janvier, et le second "l'émoi" provoqué par cette affaire dans l'opinion publique.

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L'avocat de Jonathann Daval s'exprime suite au refus de la demande de libération de son client

Le suspect aura changé 5 fois sa version des faits

Si dans un premier temps, Jonathann Daval avait avoué avoir tué sa femme, depuis fin juin, il accuse désormais les proches de la victime d'avoir comploté contre lui. Dans la dernière version de l'informaticien de 34 ans, il affirme que son beau-frère a étranglé Alexia et évoque un pacte secret conclu avec les parents de la victime. Pour l'instant, aucun élément ne vient confirmer ce scénario, puisqu'une seule trace ADN a été prélevée sur le corps d'Alexia : celle de Jonathann Daval, selon les expertises. Au total, il a changé cinq fois de version.

Le face à face entre Jonathann Daval et son ex-belle-famille a eu lieu un an après le meurtre, à Gray (Haute-Saône), de la jeune femme, morte à 29 ans. Une première demande de mise en liberté avait été rejetée mi-octobre, en partie en raison du risque important de trouble à l'ordre public. 


Dans la salle d'audience à Besançon, Jonathann Daval est finalement apparu en visio-conférence, sur un écran géant, depuis la maison d'arrêt de Dijon. Son avocat Maître Randall Schwerdorffer était sur place. Après un moment de flottement où les caméras et journalistes n'ont été confrontés à aucune sécurité à l'entrée de la salle d'audience, le président a déclaré le huis clos, à la demande de la défense et de l’avocat général. 

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