Meurtre de Prescillia à Estagel : une semaine après le drame, une cérémonie en soutien à la famille mais pas d'interpellation

Police
FAIT DIVERS - Une semaine après la découverte du corps sans vie de Prescillia G., 18 ans, à Estagel (Pyrénées-Orientales), une cérémonie en hommage à la jeune fille et en soutien à sa famille était organisée ce dimanche 14 juillet devant la mairie du village.La jeune femme a été agressée sexuellement et poignardée dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 juillet après le bal des pompiers. Le ou les agresseurs sont toujours recherchés.

Pour le maire de la commune Roger Ferrer,  comme pour ces habitants, il était inconcevable de célébrer le 14 juillet. 

" Les festivités organisées pour la journée du dimanche 14 juillet sont annulées suite au drame touchant tous les estagellois. Un rassemblement est prévu ce jour-là, sur le parvis de la mairie, à 11 heures, en hommage à la jeune victime. Les personnes le souhaitant pourront déposer des fleurs devant la maison de la famille endeuillée", postait l'édile il y a quelques jours sur le site de la mairie. 


Ce dimanche donc, alors que les troupes ont défilé sur les Champs-Elysées, plus de 200 personnes se sont réunies devant la mairie du village pour exprimer leur solidarité envers la famille de Prescillia G., 18 ans, dont le corps sans vie a été retrouvé le 7 juillet dans la matinée dans le cimetière d'Estagel (Pyrénées-Orientales)

"Le malheur de tout un village"

"Aujourd'hui, toutes les villes et les villages fêtent le 14 juillet. Sauf Estagel. Le drame, le malheur qui touche la famille de Prescillia est aussi celui de tout un village. Chaque habitant s'associe à la souffrance d'une famille effondrée", a lancé le maire Roger Ferrer aux habitants selon les propos rapportés ce dimanche par L'indépendant.  La mère de Prescillia G. a également  remercié toutes les personnes présentes. 


"La foule s'est ensuite dispersée dans un silence impressionnant, beaucoup sont allés devant la maison de la victime pour y déposer des fleurs", ajoutent nos confrères. 

Le ou les agresseurs toujours en fuite

Depuis la découverte du corps sans vie de Prescillia G., 40 enquêteurs de la brigade de recherches de Rivesaltes, épaulée par la section de recherches de Montpellier, sont mobilisés pour mener les investigations. Une centaine de personnes au total ont été entendues mais les militaires n'ont procédé, à cette heure, à aucune interpellation. 


Mardi dernier, le parquet de Perpignan a donné des précisions sur les circonstances de la mort de la jeune femme qui "souffrait d'un déficit intellectuel et d'un handicap moteur léger". Prescillia G. "a succombé à une asphyxie après une agression sexuelle et cinq coups de couteau".  Si la jeune fille n'a pas été violée, "on peut parler d'agression sexuelle ou tentative d'agression sexuelle" au vu du fait qu'elle avait "le bas du corps dénudé" et portant "une ecchymose", selon le procureur adjoint. 


Prescillia, qui vivait avec sa mère, son beau-père et sa fratrie à Estagel, et venait d'avoir 18 ans en mai, avait assisté samedi soir au bal des pompiers, avant que sa disparition ne soit signalée à 3 heures du matin. 

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