Meurtre dans un cimetière à Estagel : l'examen du corps de la victime a révélé des traces de violences sexuelles

Police

ENQUÊTE JUDICIAIRE - L'autopsie du corps de la jeune Prescillia, retrouvé ce dimanche 7 juillet, dans le cimétière de la commune d'Estagel dans les Pyrénées Orientales, a été pratiqué pour tenter d'éclaircir les circonstances de son décès.

Pour l'heure, les enquêteurs ne privilégient aucune piste et indiquent qu'il n'y a "pas de suspect interpellé, ni de garde à vue". Le corps de la jeune Prescillia, a été découvert ce dimanche 7 juillet, dans le cimetière d'Estagel, une petite commune des Pyrénées-Orientales, par un visiteur du lieu. La victime, qui vivait avec sa mère et son beau-père à Estagel, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Perpignan, venait d'avoir 18 ans en mai.

Dans un contexte de fête de village, la jeune fille s'était rendu au traditionnel Bal des pompiers organisé la veille, par la commune. Sa disparition avait été signalée à la gendarmerie par un membre de sa famille, inquiet de ne pas voir revenir la jeune fille, à près de 3h du matin. Ce mardi, le procureur de la République de Perpignan, Bruno Albouy, a donné les premiers résultats de l'autopsie pratiquée sur le corps de la jeune victime qui "souffrait d'un déficit intellectuel et d'un handicap moteur léger".

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Selon le procureur de la République, le corps de la victime a été retrouvé allongé à terre et cinq blessures par arme blanche, "un couteau pointu", ont été constatées. Deux d'entre elles sont "des entailles profondes" dont l'une a touché la jugulaire gauche et le larynx de la jeune fille. D'après les premiers résultats, le décès est lié à une asphyxie dont l'origine n'est pour le moment, pas déterminée. Le procureur a exclu des traces de lutte. 

En effet, elle pourrait être la conséquence de la blessure à la jugulaire et il s'agit alors d'une "embolie gazeuse", selon le procureur. Ou bien, l'asphyxie est le résultat une "suffocation mécanique : une pression exercée sur la bouche et le nez", a détaillé Bruno Albouy. Des expertises biologiques doivent encore être réalisées et celles-ci devraient permettre de préciser l'origine du décès qui a eu lieu dans le cimetière communal "entre 3H et 5H du matin". 

Pas de trace de viol mais de violences sexuelles

Le procureur a également précisé que le corps de la jeune fille ne comportait pas de traces de viol, "l'autopsie a, a priori, permis d'exclure le viol mais des traces de violences sexuelles ont été constatées", a révélé le procureur qui précise qu'une ecchymose a été constatée, et son corps retrouvé, en partie dénudée. En tout, ce sont quarante enquêteurs qui travaillent sur cette affaire, a indiqué un officier de gendarmerie, lors de cette conférence de presse. 

Près d'une centaine de personnes ont été entendues. "Des moyens très conséquents ont été engagés en terme d'audition", a expliqué l'officier de la gendarmerie. Et pour l'heure, "il n’y a pas de piste particulière privilégiée, pas de suspect identifié, pas d'interpellation, pas de gardes à vue en cours", a précisé le procureur. L'emploi du temps ainsi que le profil de la victime et les circonstances de sa mort doivent désormais faire l'objet de recherches approfondies. 

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