Mila de nouveau menacée : "Elle vit comme les gens de Charlie Hebdo, bunkerisée", témoigne son avocat

Mila de nouveau menacée : "Elle vit comme les gens de Charlie Hebdo, bunkerisée", témoigne son avocat

JUSTICE - Avocat de "Charlie Hebdo" mais aussi de Mila, Me Richard Malka a réagi ce lundi après que la jeune fille a de nouveau été menacée de mort. Elle avait posté dimanche une nouvelle vidéo polémique sur l'islam.

Il n'a fallu que quelques secondes entre la publication de la vidéo de Mila sur TikTok et l'arrivée massive de réactions. Dimanche, le prénom de la jeune fille figurait ainsi en première place dans les tendances Twitter après que celle-ci s'en est prise à ses détracteurs. Dans un post où elle se filme, la jeune fille tient à nouveau des propos hostiles à l'égard de la religion musulmane. Déjà menacée de mort en début d'année après avoir publié une séquence vidéo dans laquelle elle faisait des critiques sur l'islam, la jeune fille est donc depuis plusieurs heures de nouveau ciblée. Dès la fin d'après-midi dimanche, le parquet de Vienne (Isère) a annoncé l'ouverture d'une enquête pour "menaces de mort par écrit et harcèlement électronique"

Alors au lendemain de ces menaces, comment va la jeune fille ?  Interrogé ce lundi en marge du procès des attentats de janvier 2015, Me Richard Malka, avocat du journal satirique Charlie  Hebdo mais aussi de Mila, déclare : "Vous pouvez imaginer comment elle va. Sa vie a basculé. Elle a 17 ans. Elle vit comme les gens de 'Charlie Hebdo' maintenant, bunkerisée, c'est insupportable". 

"Menacer de faire une Samuel Paty"

Me Malka a précisé que Mila subissait "à nouveau une volée de menaces" sans vouloir rentrer "dans le débat de savoir pourquoi". "Il semble qu'il y ait une nouvelle mode qui est de menacer de faire une Samuel Paty. C'est ce qu'elle reçoit avec des têtes découpées", a détaillé l'avocat. 

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Son conseil a rappelé que "les personnes qui  font ça sur Twitter risquent la prison". "C'est ce qu'il se passe. Une personne a été jugée il y a quelques semaines, elle a été condamnée à trois ans de prison dont 18 mois ferme avec mandat de dépôt, donc quand vous postez un petit message comme ça les enfants, et bien vous risquez de voir votre vie basculer dans l'horreur, ce n'est pas sans risque. Il faut qu'on le sache et il faut que la peur change de camp", a souligné Me Malka. 

Dimanche, la procureure de la République de Vienne, Audrey Quey, avait déjà assuré que les auteurs de ces menaces, une fois identifiés, seraient poursuivis en justice. Ils encourent jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.

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