Mort d'Ibrahima à Villiers-le-Bel : l'IGPN saisie

Mort d'Ibrahima à Villiers-le-Bel : l'IGPN saisie

FAIT DIVERS - L'inspection générale de la police nationale a été saisie après la mort, le 6 octobre, d'un jeune homme âgé de 22 ans à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise). La victime était décédée dans un accident survenu à proximité d'un contrôle de police dans des circonstances qui restent à déterminer.

Quinze jours après le drame,  la police des police a été saisie dans le cadre de l'enquête sur le décès à moto d'Ibrahima B., 22 ans, à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), à proximité d'une opération de police. "Le magistrat instructeur a saisi  l'IGPN dans le cadre de l'instruction ouverte par le parquet de Pontoise", a indiqué ce lundi le parquet de Pontoise à LCI confirmant une information de France Info.

L'accident mortel avait eu lieu le dimanche 6 octobre, vers 17 heures dans le quartier de la Cerisaie. Selon les premiers témoignages, le jeune motard, Ibrahima B., serait passé à moto au moment où des policiers avaient fait arrêter une voiture à un carrefour après des "infractions routières". 

"Un des fonctionnaires de police, par geste et par la voix, lui aurait fait signe de ralentir. Dans les circonstances que l’enquête devra déterminer, la moto et son conducteur chutaient, ce dernier percutait le poteau métallique d’un lampadaire", avait indiqué le procureur de Pontoise dans un communiqué diffusé le lendemain. Malgré les "manœuvres de réanimation" des policiers, le jeune homme n'a pas survécu.

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Plainte contre X

Vingt-quatre heures après son décès, un millier de personnes s'étaient rassemblées à Villiers-le-Bel pour réclamer "la vérité" sur les circonstances de la mort d'Ibrahima B. et une information judiciaire avait été ouverte trois jours après l'accident, permettant "aux proches de la victime qui se constitueront partie civile d’avoir accès aux pièces de la procédure", a rappelé le parquet le 10 octobre.

La famille de la victime avait déposé plainte contre X pour homicide volontaire le lendemain des faits, contestant la version de la police.

"On a perdu un temps précieux"

Contacté par LCI ce lundi, Yassine Bouzrou, avocat de la famille d'Ibrahima regrette que l'IGPN n'ait pas été saisie tout de suite. "J’avais formulé cette demande de saisie de l’IGPN dès le lendemain des faits auprès du procureur de la République mais pour des raisons que j’ignore ce dernier n’avait pas daigné répondre il avait saisi la sûreté départementale du Val-d’Oise qui est totalement incompétente pour ce type d’affaires", déclare-t-il à notre rédaction. 

Les obsèques d'Ibrahima B. ont eu lieu en fin de semaine dernière. Les investigations, elles se poursuivent. 

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