Mort d'un automobiliste à Poissy : un policier mis en examen pour meurtre

Patrouille de police de la BAC en intervention à Paris. Photo prise le 16 octobre 2020.

JUSTICE - Le policier qui a tué par balles un automobiliste à Poissy dans les Yvelines après une course-poursuite a été mis en examen pour homicide volontaire, indique le parquet de Versailles ce samedi. Une mise en examen qui fragilise la thèse de la légitime défense avancée juste après les faits.

Les faits se sont déroulés à la mi-octobre. Dans la nuit du samedi 17 octobre, un policier a tué un automobiliste de 28 ans après une longue course-poursuite entamée dans la capitale. Ce samedi 24 octobre, on apprend qu'il a été mis en examen pour homicide volontaire, selon le parquet de Versailles. 

"Les premiers éléments de l'enquête (...), l'autopsie et les éléments techniques n'ont pas permis pour l'instant d'aller dans le sens de la légitime défense", a estimé le ministère public, confirmant une information du Parisien. Mis en examen, ce policier de la brigade anticriminalité (BAC) Paris a été placé sous contrôle judiciaire.

Les faits ne permettent pas d'établir la légitime défense

Selon une première version des faits présentée par le parquet et une source policière quelques heures après l'incident, le policier avait ouvert le feu sur le véhicule au moment où celui-ci lui fonçait dessus. La voiture avait été repérée peu auparavant par le fonctionnaire et deux de ses collègues de la BAC, après des "manœuvres erratiques" sur le périphérique parisien. A son bord, le conducteur de 28 ans et deux passagers, de 29 et 33 ans, tous originaires des Yvelines. 

Le chauffeur refusait alors d'obtempérer et prenait la fuite : une course-poursuite s'engage alors sur l'A13 jusqu'à Poissy, où le conducteur immobilise sa voiture. L'agent sort alors de son véhicule et l'automobiliste redémarre, "mettant en danger le policier qui, au passage de la voiture, ouvre le feu et blesse mortellement le conducteur", avait assuré le parquet la semaine dernière. Deux enquêtes avaient d'ailleurs été ouvertes : l'une, confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour éclaircir les circonstances du tir du policier, l'autre menée par la Sûreté départementale pour refus d'obtempérer et tentative d'homicide.

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Cette première version a été remise en cause par l'enquête, dont les premiers éléments ne permettent pas de certifier que la voiture a foncé sur le policier. "C'est un constat de sa part, une impression. (...). La seule chose plutôt établie, c'est que la voiture a bougé, a roulé. A vive allure ou pas, ça, on ne le sait pas encore", a précisé le parquet à l'AFP. 

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