Moselle : le mari de la femme tuée à l'arme blanche toujours en fuite

Police

FAITS DIVERS – Deux jours après la découverte du corps sans vie d’une femme âgée de 53 ans dans son appartement de Creutzwald en Moselle, son mari, soupçonné d’être à l’origine de sa mort était toujours recherché. Par trois fois cette année les gendarmes étaient intervenus après que son comportement violent a été signalé par des témoins.

Les flagrants délits, les témoignages des voisins, les interpellations n'y ont rien changé. Ce mercredi, deux jours après la découverte du corps poignardé de Chafia B., 53 ans, au domicile familial de Creutzwald (Moselle), son mari était toujours recherché par les gendarmes chargés des investigations. "Cet homme âgé de 66 ans et son enfant de 15 ans, né d’une première union, se sont volatilisés. L’adolescent ne s’est pas présenté au lycée depuis lundi. On ne sait pas où ils sont. Le corps a été retrouvé lundi, mais le meurtre datait du week-end semble-t-il", indique une source proche du dossier à LCI. 

A ce stade de l’enquête, c’est en effet sur ce sexagénaire, d'origine algérienne comme son épouse avec laquelle il était marié depuis cinq ans  que les soupçons pèsent. 

"Les gendarmes sont intervenus à trois reprises cette année après que des témoins les ont appelés. Les militaires sont venus deux fois à la demande de voisins mais ils n’ont rien trouvé de suspect sur place. Aucune trace de violences, aucun élément suspect et la quinquagénaire qui avait indiqué qu’il n’y avait rien à signaler. Elle n’a pas voulu déposer plainte… Le dernier événement remonte au mois d’août, le 20, avec une intervention cette fois sur la voie publique. Le mari avait alors été interpellé après des soupçons de violences. A l’issue de sa garde à vue, il avait reçu une convocation en justice. Mais là encore, sa femme n’a pas voulu déposer plainte", rapporte le procureur de Metz à LCI. 

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"Lésions de défense"

L’autopsie pratiquée sur le corps de la victime a conclu à une mort violente par arme blanche avec plusieurs coups portés au niveau du coup et de la gorge. L’arme utilisée n’a pas été retrouvée sur les lieux du crime. 

"La section de recherches de la gendarmerie de Metz est chargée des investigations. L’audition de témoins depuis le drame a confirmé le climat de violences qui régnait depuis un moment. Une information judiciaire devrait être ouverte d’ici à la fin de la semaine", précise le procureur de Metz, Christian Mercuri. 

Concernant un précédent féminicide qu’aurait commis le mari de la victime dans le passé, le magistrat a indiqué n’avoir à ce stade pas d’éléments en ce sens. Une amie de la victime avait en effet rapporté lundi à nos confrères de l’Est Républicain que la "précédente femme du suspect en fuite 'a été égorgée au bled'par ce dernier"… 

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