Nièvre : les squatteurs d'une résidence secondaire interpellés et placés en garde à vue

Une loi est à venir pour mieux protéger les propriétaires. Après un dépôt de plainte, le préfet aura 48 heures pour mettre en demeure les squatteurs avant de pouvoir faire intervenir les forces de l'ordre.
Police

JUSTICE - Un couple de squatteurs, qui occupait la résidence secondaire d'une octogénaire à Saint-Honoré-les-Bains (Nièvre), a été interpellé et placé en garde à vue ce vendredi matin.

Après la propriété squattée d'un retraité située à Théoule-sur-Mer, une autre affaire d'occupation illégale médiatisée. Le couple de squatteurs, qui occupait la résidence secondaire d'une octogénaire de 85 ans vivant en Ehpad, située à Saint-Honoré-les-Bains, dans la Nièvre, a été interpellé par les gendarmes ce vendredi matin et placé en garde à vue. 

Selon les témoignages récoltés par notre journaliste sur place, les gendarmes ont arrêté le couple, âgé d'une quarantaine d'années, qui occupait les lieux depuis la fin du mois de juillet au moment où ils s'apprêtaient à sortir pour se balader en scooter. Le troisième squatteur de la maison a été pris en charge samedi dernier par la Croix-Rouge.

Un arrêt préfectoral avait été délivré ce vendredi matin demain la porte du domicile pour signaler au couple de squatteurs qu'ils avaient 24 heures pour quitter les lieux sous peine d'être expulsés par les gendarmes. La propriétaire des lieux avait porté plainte il y a quelques jours en découvrant les faits. 

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Un amendement pour faciliter l'expulsion de squatteurs soutenu lundi

Le week-end dernier, le couple de squatteurs refusait de partir et ne pouvait alors être délogé par les gendarmes. "Je pars aujourd'hui du principe qu'il y a une loi, expliquait l'un d'eux à TF1. La morale n'est pas punissable. Ma femme a vécu plein de choses morales qui n'étaient pas punissables. Je ne vois pas pourquoi nous serions punis pour la morale. On va attendre que la justice fasse son travail et quand elle aura décidé, nous, on libérera les lieux et on rendra les clés sans problèmes."

La ministre en charge du Logement Emmanuelle Wargon a soutenu lundi 14 septembre un amendement sur le projet d'accélération et de simplification de l'action publique visant à faciliter l'expulsion de squatteurs, après qu'un propriétaire a vu sa résidence secondaire occupée par une famille sans son accord, sur la Côte d'Azur.

La propriété d'un retraité située à Théoule-sur-Mer a été occupée pendant près de trois semaines, depuis la fin du mois d'août, par une famille et leurs enfants. Son bien a été restitué et "un hébergement proposé à la famille occupante", a précisé Emmanuelle Wargon dans un communiqué.

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