Nouvelle action de policiers au Trocadéro après le discours d'Emmanuel Macron

Nouvelle action de policiers au Trocadéro après le discours d'Emmanuel Macron
Police

MOBILISATION - Les policiers se sont rassemblés dimanche soir sur l'esplanade de Trocadéro, quelques heures après la prise de parole d'Emmanuel Macron. Encore une fois, les forces de l'ordre demandent le soutien de la "Nation", en plein contexte conflictuel avec les manifestations en hommage à Adama Traoré dénonçant les violences policières.

Le discours d'Emmanuel Macron n'aura pas affaibli leur mobilisation. Ce dimanche soir, des dizaines de policiers se sont rassemblés sur l'esplanade de Trocadéro après la prise de parole du chef de l'Etat en direct de l'Elysée. Après leur rassemblement aux Champs-Elysées la veille, ils étaient bien décidés à se faire entendre. De nombreuses voitures étaient stationnées sur la place du Trocadéro, gyrophares allumés.

"Au-delà des paroles et des déclarations, nous voulons des actes, a déclaré aux caméras de LCI Rocco Contento, Secrétaire départemental Paris Unité SGP-Police. Il a réitéré sa confiance dans la police nationale et la gendarmerie. Au-delà de cela, j'espère qu'il donnera un mandat, une mission au ministre de l'Intérieur de venir s'asseoir à une table avec nous et régler les dossiers importants."

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Manifestation de policiers au Trocadéro

Les policiers, dans une séquence filmée par LCI, ont entonné en choeur "La Marseillaise" et ont jeté par terre des paires de menottes au sol, geste dénonçant les restrictions sur les méthodes d'interpellation. Ils estiment "ne plus avoir les moyens d’interpeller correctement" en raison des moyens limités, ne se sentant pas soutenus par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

La veille, des policiers s'étaient déjà réunis aux alentours de minuit à l'Arc de Triomphe et aux Champs-Elysées, afin de protester contre les accusations de violence et de racisme. Une manifestation surprise organisée par la BAC. 

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Dans une allocution prononcée le 8 juin, Christophe Castaner avait annoncé des mesures pour améliorer la déontologie des forces de l’ordre, telles que l’interdiction des prises par le cou, la clé d'étranglement, ou encore la suspension des membres des forces de l'ordre faisant l'objet de soupçons d'actes ou de propos racistes.

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Une décision que les syndicats de police rejettent fermement. "Dès lors qu'elle est faite dans un court instant, c'est la seule technique qui permette aux agents de maîtriser un individu dont le poids est supérieur", avait observé auprès de LCI Frédéric Lagache, délégué national du syndicat des gardiens de la paix, Alliance. "Sinon, on en sera réduit au combat de rue ou à l'utilisation du Taser."

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