Violences lors de la nuit d’Halloween : incidents à Lyon et dans l’Essonne, Castaner dénonce des faits "scandaleux"

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FAITS DIVERS - Des violences ont été commises en Essonne et à Lyon durant la nuit d'Halloween. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait demandé mercredi aux préfets "une mobilisation renforcée", après la diffusion sur les réseaux sociaux de messages appelant à une "purge" des policiers ce soir-là.

"Une mobilisation renforcée" durant la nuit d’Halloween avait été demandée à tous les préfets de France par le ministre de l’Intérieur. La diffusion sur les réseaux sociaux d’un appel à la "purge" contre des policiers, notamment dans l’Essonne, durant la soirée du 31 octobre inquiétait en effet les autorités. 


A l’origine de ce message devenu viral, qui appelait à attaquer les forces de l’ordre "au mortier, feux d’artifice, pétards, pierres", un jeune Isérois de 19 ans qui a été arrêté depuis et devra répondre devant la justice de qu’il a qualifié « d’énorme blague ». Christophe Castaner a déposé plainte et l’homme est désormais poursuivi pour "provocation, non suivie d'effet, au crime ou délit". 

Lien direct ou pas, un premier bilan de la nuit fait état de quelques incidents en Essonne et à Lyon. Dans la soirée de mercredi, à Montgeron (Essonne), une épicerie a en effet été attaquée par trois jeunes masqués. Les policiers qui poursuivaient un des trois jeunes ont été la cible d'un caillassage et une bouteille d'acide a notamment été jetée sur sur eux, révèle Le Parisien. Aucun blessé n’est à déplorer, mais deux agents ont été légèrement intoxiqués par les émanations du produit toxique.

"Halloween doit rester une fête"

A Etampes (Essonne), un magasin Intersport a par ailleurs été la cible d’une attaque groupée mercredi vers 19 heures. Le journal explique qu’une vingtaine de personnes masquées, cagoulées, ou encapuchonnées ont fait irruption en même temps dans le magasin de sport, faisant une razzia et vidant les étalages. Les agents de sécurité ont tenté d’intervenir mais, en nombre inférieur, ils n’y sont pas parvenus et ont reçu des coups. 


Dans le Rhône, 12 personnes - essentiellement mineures selon la police - ont été arrêtées, la plupart à Lyon après des scènes de violence urbaine dans le centre-ville. Des interpellations qui ont eu lieu près de la place Bellecour, là où des "bousculades" et des "jets de projectiles sur la vitrine d'un fleuriste" se sont déroulées. En 2016 et 2017, la soirée d'Halloween avait déjà été marquée par des incidents dans l'agglomération lyonnaise.


En déplacement ce jeudi dans une caserne de pompiers de Paris aux côtés de son secrétaire d'Etat Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a dénoncé "des faits totalement anormaux, scandaleux". Saluant la mobilisation de 15.000 policiers et gendarmes, le locataire de la place Beauvau a assuré que le gouvernement ne laisserait "rien passer" face à ces violences. "Halloween doit rester une fête", a-t-il martelé. 

En vidéo

Violences lors de la soirée d'Halloween : la réaction de Christophe Castaner

"L'Etat reste impuissant"

En fin de soirée mercredi, le député de l'Essonne et président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, avait réagi à ces incidents dans un tweet  : "En Essonne, à Lyon... les violences se multiplient en cette soirée d' #Halloween ! Tous les prétextes sont bons pour la racaille. La France s'ensauvage, l'Etat reste impuissant."

La présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a, elle, demandé à ce que la loi soit appliquée, se référant à la loi Perben II du 9 mars 2004, qui introduit dans le code pénal la circonstance aggravante de bande organisée. 

Mardi, un jeune de 16 ans avait été interpellé à Sarcelles (Val-d'Oise) pour avoir relayé l'appel à la "purge" en y ajoutant des règles. L'adolescent, qui a lui aussi évoqué "une blague", a été présenté mercredi devant un juge des enfants et mis en examen.


Ces appels semblent s'inspirer d'une série américaine, "The Purge", dans laquelle, aux Etats-Unis, tous les crimes sont autorisés le temps d'une nuit.

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