Paris : un étudiant de 23 ans tué dans une résidence du 13e arrondissement

Police

FAIT DIVERS – Un jeune homme âgé de 23 ans a été retrouvé mort, une blessure notamment au niveau du crâne, mercredi dans son studio d'une résidence pour étudiants et jeunes travailleurs de la rue Bruneseau (13e). La brigade criminelle de la police judiciaire de Paris a été chargée des investigations.

Une centaine de studios ont été conçus il y a quelques années dans la résidence pour étudiants et jeunes travailleurs située au 2-4 rue Bruneseau (13e), dans ce nouveau quartier entre la Bibliothèque François Mitterrand et le quai d’Ivry. C’est dans l’un de ses logements, au 3e étage, que le corps sans vie d’un étudiant a été retrouvé mercredi, en fin d'après-midi. 

"C’est un proche qui a contacté la résidence, inquiet de ne pas avoir de nouvelles, indique une source proche du dossier à LCI, confirmant une information du Parisien. Le directeur est alors monté dans le studio au 3e étage, vers 18 heures, et a découvert cet étudiant de 23 ans, une blessure au niveau du crâne, et visiblement mort. Un marteau se trouvait également dans le logement. Le directeur a immédiatement appelé la police". 

La Crim’ saisie

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "homicide volontaire". Depuis plusieurs heures maintenant, les policiers de la Brigade criminelle de la police judiciaire de Paris travaillent sur ce dossier. "La résidence compte 99 studios à raison de 25 environ par étage. Celui de la victime, où des traces de sang ont été retrouvées sur les murs notamment, a bien sûr été placé sous scellé. Les autres étudiants de la résidence, même ceux qui habitent sur le même palier, ont pu regagner leur logement après que ceux-ci ont été inspectés. De nombreux locataires ont été interrogés", fait savoir une autre source. 

Selon nos informations, le jeune homme décédé vivait dans cette résidence depuis juillet 2017. Sa carte d’étudiant et sa carte d’assuré ont été retrouvées. 

Autopsie ce jeudi

Mercredi, le corps de l'étudiant a été transporté à l’Institut médico-légal où une autopsie devait être pratiquée ce jeudi.  Aucune piste n’est pour l’instant privilégiée.  "L’accès à la résidence se fait par badge. Il a bien fallu que le meurtrier rentre dans le bâtiment. Il y a des caméras de vidéosurveillance. Les bandes ont été saisies par les enquêteurs. Elles sont en cours d’exploitation", indique une source policière.  Ces images, comme l’autopsie, devraient notamment permettre d’établir la date des faits. 

Depuis ce drame, Heneo, filiale de la RIVP qui gère le bâtiment, a mis en place un numéro vert à destination des occupants qui nécessiteraient un soutien psychologique après ce terrible événement. La sécurité a également été renforcée, de jour comme de nuit, dans la résidence de la rue Bruneseau, où se trouvaient toujours les enquêteurs de la Crim’ ce jeudi. 

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