Perpignan : la permanence du député LaREM saccagée par des Gilets jaunes

Police

VANDALISME - Samedi, la permanence de Romain Grau, a été prise pour cible par des Gilets jaunes. Ils ont cassé des vitres et ont tenté de mettre le feu au local alors que le député de la République en Marche était sur place.

"Comme chaque samedi matin, je travaillais à mon bureau. Ils ont brisé toutes les vitres et ont tenté de mettre le feu à la permanence. Heureusement, un voisin m'a jeté un extincteur par la fenêtre et j'ai pu arrêter l'incendie", a indiqué à l'AFP Romain Grau (LaREM). Selon le candidat aux municipales de Perpignan, une trentaine de Gilets jaunes ont pris part ce samedi à Perpignan (Pyrénées-Orientales) au "saccage" de sa permanence de député, sans scander de slogan selon lui.

La préfecture des Pyrénées-Orientales a confirmé que le local de Romain Grau avait été la "cible de dégradations importantes de la part de manifestants ce (samedi) matin", sans être en mesure dans l'immédiat d'indiquer le nombre de Gilets jaunes ayant pris part à la manifestation.

Des actes condamnés par la classe politique

Sur les réseaux sociaux, la classe politique s'est indignée face à ce geste. Le Ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a assuré que "tout est mis en œuvre pour identifier les lâches auteurs de ces faits inexcusables. Ils devront répondre de leurs actes devant la Justice."

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LaREM) a "condamné" sur Twitter ces actes et a exprimé son "entière solidarité" au député et ses collaborateurs. "La violence, le vandalisme et les tentatives d’incendie ne sont pas des moyens d'action tolérables dans une démocratie."

Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics, et Gilles Le Gendre, président du groupe LaREM à l'Assemblée Nationale, ont également exprimé leur soutien.

Romain Grau a même bénéficié du soutien d'un rival. Egalement candidat à la mairie de Perpignan, le député du Rassemblement National (RN) Louis Alliot a condamné "sans réserve" les dégradations commises "par quelques individus irresponsables". 

Le député va porter plainte après cet incident, car, souligne-t-il, "vouloir mettre le feu, c'est vouloir porter atteinte à la vie de personnes : moi-même, mais aussi tous les voisins dans l'immeuble".

Plusieurs locaux LREM visés ces dernières semaines

Jeudi, c'est la permanence de la députée LaREM Barbara Bessot-Ballot à Vesoul (Haute-Saône) qui avait été prise pour cible par des agriculteurs lui reprochant d'avoir voté en faveur du traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (Ceta). Un mur de ciment d'environ 2,5 m avait été érigé devant la porte du local. 

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Au début du mois de juillet la permanence de la députée LaREM de Seine-Maritime, située à Fécamp, était également visée. La porte d'entrée avait été taguée d'un "GJ on lâche rien" et la serrure avait été bloquée avec de la colle.

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