Appel à témoins après la découverte de deux phoques décapités dans le Finistère

Police
ANIMAUX - La police enquête sur deux mystérieuses découvertes sur les plages du Finistère de phoques décapités, entre mi-février et mi-mars 2019. Un appel à témoins a été lancé.

Les plages du Finistère ont été le théâtre de scènes d’horreurs ces derniers mois. Des cadavres de phoques ont été découverts décapités par des badauds en promenades, aux mois de février et mars. Mi-Février, une tête de phoque avait été retrouvée au bout de la digue du port de plaisance de Concarneau, puis le corps de l’animal dans l’anse du Cabellou. 


C’est la découverte d'un deuxième corps décapité sur une plage de Trégunc, commune proche de Concarneau, le 18 mars qui a décidé la gendarmerie maritime du Finistère à ouvrir une enquête. Un appel à témoins a été lancé ce jeudi, pour tenter de retrouver les auteurs de cet "acte de barbarie".

Soupçons portés sur "les proches du monde de la mer"

"Les phoques ont été décapités volontairement à l’aide d’un objet tranchant", détaille à Ouest France Gautier Paris, directeur de l’enquête. Pour lui, cela ne fait pas de doute : le ou les auteurs des faits sont "proches du monde de la mer", comme des pêcheurs ou des plaisanciers, qui "ont pris un phoque dans leurs filets".

Un malheureux accident qui peut être évité, regrette le gendarme, qui rappelle que ce cas de "destruction non autorisée d’espèces animales protégées" est un délit, dont la peine minimale est une amende de 3750 euros. 

Récompense de 10.000 euros

La gendarmerie de Concarneau invite dès lors toutes les personnes susceptibles d’avoir des informations sur les circonstances et les auteurs potentiels des ces décapitations à la contacter (02 98 50 77 35 ; gmarp601.concarneau@gendarmerie.defense.gouv.fr). 


De son côté l’ONG Sea Shepherd annonce offrir 10.000 euros de récompense pour "toute information qui permettra aux gendarmes d’identifier le(s) coupable(s)".

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