Projet d'attentat contre Macron : quatre sympathisants de l'ultra-droite mis en examen

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SECURITE - Quatre suspects âgés de 22 à 62 ans dans le projet d'attaque violente contre le président de la République ont été mis en examen, samedi 10 novembre, pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et détention d'armes non autorisée en relation avec une entreprise terroriste.

Après 96 heures de garde à vue, quatre sympathisants de l'ultra-droite, qui fomentaient un projet d'attentat contre Emmanuel Macron, ont été présentés à un magistrat parisien et en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et détention d'armes non autorisée en relation avec une entreprise terroriste. 


Ces quatre personnes - âgés de 22 à 62 ans - en lien avec la mouvance de l'ultradroite avaient été interpellées ce mardi dans les départements en Moselle par les services antiterroristes dans le cadre d'une enquête sur un projet d'"action violente" visant le président Emmanuel Macron.  

"Projet, imprécis et mal défini"

Les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avaient arrêté ces suspects (et deux autres, dont la garde à vue a été levée ce jeudi et ce vendredi) à la suite de renseignements faisant état d'un possible projet "d'action violente" contre le président de la République. Ces arrestations sont intervenues, dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a indiqué une source judiciaire. 


"Cette enquête vise un projet, imprécis et mal défini à ce stade, d'action violente contre le président de la République", a précisé une autre source proche du dossier.

"Forces Françaises Unifiées ou Barjols"

Le principal suspect , Jean-Pierre B., est un retraité né en 1956. Selon nos informations, il avait confié fin octobre à l’un de ses proches vouloir attaquer physiquement Emmanuel Macron avec une lame en céramique, soi-disant indétectable aux contrôles de sécurité. Toujours selon nos informations, il voulait mener à bien son entreprise terroriste pendant la semaine de commémoration du centenaire de l'Armistice, quelque part dans l’Est de la France, pendant le parcours du président de la République dans la région. Il reprochait en particulier au chef de l'Etat sa politique migratoire.


Jean-Pierre B.  est décrit comme proche de groupuscules d’extrême-droite suivis par la DGSI : les Forces françaises unifiées (FFU) ou les Barjols, mouvements identitaires et pro-violences. Sa situation personnelle et financière était jugée très difficile, d’où la crainte, vu son profil de militant d’extrême-droite radicale, d’un passage à l’acte rapide, en geste de désespoir.

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