Propos racistes sur WhatsApp : la révocation de 3 policiers demandée en conseil de discipline

Propos racistes sur WhatsApp : la révocation de 3 policiers demandée en conseil de discipline
Police

SANCTION - Un conseil de discipline organisé mardi a réclamé à l'unanimité la révocation de trois policiers rouennais convoqués pour avoir tenu des propos racistes sur WhatsApp en décembre 2019.

L'affaire a officiellement démarré à l'automne 2019 avec le dépôt de plainte d'un policier noir, affecté à l'Unité d'assistance administrative et judiciaire, contre six de ses collègues de Rouen, après avoir découvert qu'il était la cible d'insultes racistes de leur part dans un groupe de policiers créé sur le réseau social WhatsApp. Arte Radio a diffusé début juin ces propos racistes, redonnant de l'écho à cette affaire au moment où la question du racisme dans la police revenait dans l'actualité... Mardi 30 juin au soir, un conseil de discipline a demandé, à l'unanimité, la révocation de trois d'entre eux.

Cet avis, rendu par la Commission administrative paritaire interdépartementale (Capi), saisie après une enquête disciplinaire de la Direction départementale de la sécurité publique, n'est toutefois que consultatif. Il revient à présent au Bureau des affaires disciplinaires, situé à Paris, de confirmer ou d'infirmer cette proposition de sanction. Selon France 3, le ministère de l'Intérieur a déjà donné son accord verbal pour une sanction. Une Commission consultative paritaire zonale (CCPZ) doit, en outre, rendre son avis, jeudi, sur le cas des trois adjoints de sécurité également mis en cause, après les avoir entendus.

Deux enquêtes ont été ouvertes, dont une administrative menée par l'IGPN (Inspection générale de la police nationale), saisie "du chef de diverses infractions, notamment diffamation non publique aggravée et provocation non publique à la discrimination", qui a débouché sur le renvoi des six fonctionnaires devant le conseil de discipline. La seconde, sur le plan judiciaire, est, elle, consécutive à la plainte déposée pour "provocation non publique à la discrimination raciale", "diffamation non publique à caractère racial" et "injures non publiques à caractère racial", avait indiqué en janvier 2020 le procureur de la République Pascal Prache. Les six policiers ne risquent qu'une peine d'amende, leurs échanges étant restés privés.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent