Réforme des retraites : des députés LaREM dénoncent des intrusions et des menaces contre leurs proches

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La réforme des retraites d'Emmanuel Macron

FAIT DIVERS - Quatre députés LaREM ont été visés jeudi par des menaces ou des actes à leur permanence ou au domicile de leur famille. Des plaintes ont été déposées.

Après la contestation dans la rue, les intimidations. Quatre députés LaREM ont été la cible jeudi de manifestants à leur permanence ou au domicile de leur famille, au huitième jour d'une mobilisation contre la réforme des retraites.

"Aujourd'hui, une quarantaine de syndicalistes et Gilets jaunes ont manifesté devant le domicile de mes parents et se sont introduits sur le site de l'entreprise de ma soeur. La ligne rouge a été franchie. Rien ne justifie la violation des sphères privées et familiales", a tweeté Anne-Laure Cattelot (Nord).

Dans un communiqué, elle évoque des personnes "très agressives", notamment issues de la CGT dont des cheminots, de Sud Rail et "quelques Gilets jaunes", soulignant avoir "toujours eu à coeur de défendre le droit de grève". 

Condamnations et soutiens

L'élue a reçu de nombreux soutiens sur le réseau social, dont le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau, qui a dénoncé un acte "inqualifiable, injustifiable, inacceptable", ou le chef de file des élus LaREM Gilles Le Gendre qui a pointé de "détestables tentatives d'intimidation". 

Pour le président de l'Assemblée, Richard Ferrand (LaREM), "les intimidations, les atteintes à la sphère privée des parlementaires sont des pratiques intolérables dans une grande démocratie".

"Depuis plus d'un an, des barrières ont sauté : on s'en prend aux députés, à leur permanence et pire encore à leur domicile privé. On s'attaque à leur famille. C'est inacceptable et antidémocratique", a aussi déploré son prédécesseur François de Rugy.

"Le niveau de violence dans notre pays est devenu insupportable. S'en prendre aux parents d'une parlementaire est proprement minable", a aussi dénoncé le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, Xavier Bertrand (ex-LR), estimant que "rien ne peut justifier la violence".

La permanence de l'élu de la Vienne, Sacha Houlié, à Poitiers a également été visée. Le député a indiqué à l'AFP que 50 personnes s'étaient introduites dans sa permanence, dont "des membres de la CGT" et "des membres autonomes cagoulés".

Selon l'élu, ils ont posé des autocollants, coupé l'électricité et fait "quelques dégâts matériels". Sa collaboratrice a été "choquée" et a fait une crise d'asthme en raison des fumigènes.

A Quimper, la "marcheuse" Annaïg Le Meur (Finistère) a dénoncé dans un communiqué une "inadmissible tentative d'intrusion" dans sa permanence de "groupes de manifestants, dont certains Gilets jaunes". "Des individus ont tenté d'enfoncer la porte alors que ma collaboratrice se trouvait seule dans les locaux. L'intervention des forces de police après de longues minutes a permis de rétablir le calme. Par ailleurs, des dégradations ont été constatées dans les parties communes de l'immeuble", écrit-elle, en annonçant son intention de porter plainte.

Philippe Chalumeau (Indre-et-Loire) a pour sa part vu sa permanence badigeonnée de peinture rouge. Des députés de la majorité avaient déjà été visés par des menaces et dégradations dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes, ou après le vote en faveur de la ratification du traité de libre-échange entre l'Europe et le Canada (Ceta).

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