Réforme des retraites : des policiers casseurs ? Les fausses images venues d'Iran

Réforme des retraites : des policiers casseurs ? Les fausses images venues d'Iran
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Les grèves contre la réforme des retraites d'Emmanuel Macron

A LA LOUPE - Une vidéo publiée en marge de la journée de mobilisation du 5 décembre fait florès sur les réseaux sociaux. Elle met en cause des policiers accusés de se livrer à des dégradations. Ces images - largement partagées - ne viennent pourtant pas de France.

Des policiers se sont ils livrés à des dégradations en marge des cortèges contre la réforme des retraites ?  Des images largement partagées sur les réseaux sociaux le laissent entendre. Pourtant, il n'en est rien. 

Tout est parti d'une vidéo montrant des forces de l'ordre casser une vitre, à l'entrée d'un immeuble. Ces images, postées à l'origine sur un compte Instagram privé, ont été largement repartagées. "Police Nationale, vous avez une manière de travailler qui m’épate de jour en jour !", s'exclame une internaute. Comme elle, de nombreuses personnes s'interrogent sur ces images.

En réalité, il ne s'agit aucunement d'une vidéo prise en France lors de la grève du 5 décembre, ni même la veille. Le compte Fake Investigation a rapidement "débunké" cette intox, soulignant tout d'abord que l'uniforme des policiers ne correspond pas à une tenue réglementaire française.

Dans le coin à droite, figure également une date et une heure, correspondant à l'enregistrement de ces images tirées d'une caméra de vidéosurveillance. Cette date ne correspond pas à notre calendrier grégorien mais au calendrier perse.

On retrouve cette même vidéo, de meilleure qualité, postée le 3 décembre sur la page youtube de BBC Persian. Le média y indique que ces images circulent sur les réseaux sociaux iraniens. La scène montrant des forces spéciales détruire l'entrée d'un immeuble résidentiel se serait déroulée dans le quartier Mali Abad à Shiraz, une commune de l'est du pays.

Le pays connait un soulèvement populaire depuis le 15 novembre, à la suite d'une hausse du prix de l'essence. Les manifestations sont durement réprimées. Selon l'ONG Amnesty International, au moins 208 manifestants ont été tués et des milliers d'autres arrêtés. 

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