Réveillon du Nouvel an en France : pas d'incident majeur pendant la nuit

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SÉCURITÉ - La nuit du 31 décembre 2018 au 1er janvier 2019 s'est déroulée sans incident majeur dans l'Hexagone. Plus de 148 000 membres des forces de sécurité étaient mobilisées à cette occasion.

Certains redoutaient des incidents graves mais c'est dans le calme que s'est déroulé le passage de 2018 à 2019. Ainsi, la France a accueilli mardi la nouvelle année sans accroc, après des semaines de manifestations sociales des Gilets jaunes émaillées de violences qui avaient fait craindre aux autorités des débordements pour la Saint-Sylvestre sur les Champs-Élysées et en région.


Les autorités avaient placé ce réveillon sous haute surveillance, en déployant 148.000 membres des forces de sécurité, dont 12.000 dans la capitale.  Sur la célèbre avenue des Champs-Élysées, théâtre de spectaculaires scènes de guérilla urbaine qui avaient fait le tour du monde ces dernières semaines, 250.000 personnes selon le ministre de l'Intérieur s'étaient rassemblées lundi soir pour attendre les douze coups de minuit, dans une ambiance festive. 


Parmi eux, seuls 200 "gilets jaunes" étaient présents, selon la préfecture de police. Les forces de l'ordre ont tiré un gaz lacrymogène aux alentours de 2 heures du matin et ont rapidement dispersé un groupe de personnes rassemblées dans une rue adjacente aux Champs-Elysées. 

Un spectacle "son et lumière" a été projeté sur l'Arc de Triomphe -- vandalisé le 1er décembre lors d'une manifestation des "gilets jaunes" -- suivi d'un feu d'artifice immortalisé, téléphone en main, par la foule. Rappelant l'atmosphère des dernières semaines, la plupart des boutiques de l'avenue s'étaient protégées d'éventuelles nouvelles dégradations avec des panneaux de contreplaqué.

Incidents pont de l'Aquitaine à Bordeaux

A Bordeaux, où des heurts avaient éclaté en décembre, entre 100 et 200 Gilets jaunes décidés à "faire la fête" ont occupé en début de soirée la voie menant au pont d'Aquitaine avant d'être délogés par les forces de l'ordre, usant de canons à eau.  

"A quoi on peut s'attendre? Au désordre, parce que manifestement les Gilets jaunes organisent ou désorganisent aujourd'hui leur mobilisation pour mettre le désordre", pronostiquait à la mi-journée le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.


Le ministre avait toutefois souligné un essoufflement du mouvement, né le 17 novembre pour dénoncer la hausse des taxes et réclamer plus de pouvoir d'achat. Selon le ministre, ils étaient 32.000 dans toute la France samedi dernier, contre 38.600 le 22 décembre. Les violences et dégradations, ainsi que le nombre de blessés, ont marqué le pas.


Le ministre avait aussi évoqué la menace terroriste dans un pays toujours sur le qui-vive depuis le début de la vague d'attentats jihadistes en 2015. Un attentat sur le marché de Noël de Strasbourg le 11 décembre a fait cinq morts.

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