Saccages sur les Champs-Elysées : la plaque commémorative en hommage à Xavier Jugelé dégradée

Police
MÉMOIRE - La plaque déposée en hommage au policier Xavier Jugelé tombé sous les balles du terroriste Karim Cheurfi, sur les Champs Elysées a été dégradée au cours de l'acte 18 des Gilets jaunes. Ce dimanche à la mi-journée, Christophe Castaner s'est rendu devant la plaque pour y déposer une fleur.

Au milieu du chaos, l’innommable. Ce samedi, les Champs-Elysées ont été le théâtre de scènes de chaos au cours de l'acte 18 des Gilets jaunes. Des vitrines dégradés, des magasins pillés, des restaurants saccagés et la plaque du policier Xavier Jugelé taguée et dégradée. 


Cette plaque, installée au niveau du numéro 102 de l'avenue des Champs Elysées, sur laquelle est gravé : "à la mémoire du capitaine de police Xavier Jugelé, assassiné en ce lieu le 20 avril 2017, victime du terrorisme dans l'accomplissement de son devoir", présente ce dimanche un graffiti ainsi que des autocollants antifascistes. 

Cette plaque a été dégradée ce samedi 16 mars, au cours de l'acte 18 des Gilets Jaunes. Jointe par nos soins, la maire LR du 8e arrondissement de Paris, Jeanne d'Hauteserre précise qu'en général, la "mairie est très rapidement alertée s'il y a des dégradations de plaques ou des graffitis. Si les faits avaient été antérieurs à la manifestation d'hier, nous l'aurions su", indique-t-elle à LCI. Cette plaque avait été inaugurée l'année dernière, par Emmanuel Macron, en homme au capitaine de police Xavier Jugelé, mort assassiné le 20 avril 2017 par le terroriste, Karim Cheurfi. Un attentat revendiqué par l'organisation Etat Islamique.

La classe politique indignée

Ce dimanche, Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur s'est rendu sur les Champs-Elysées, devant la plaque pour y déposer une fleur et décoller un sticker, qui avait été collé. 

Les syndicats de police, se disent "scandalisés".  Le syndicat Alliance police nationale a d'ailleurs appelé à un rassemblement mercredi devant la stèle. "A l'innommable, les policiers répondront par le mépris et le silence", indique le communiqué.  "En dégradant la plaque de notre collègue Xavier Jugelé, lâchement assassiné par un terroriste,  les casseurs ont franchi la ligne rouge de l'insupportable, de l'immoral, de l'indécence, de l'infamie." Le syndicat appelle également à des rassemblements en régions. 

"C'est particulièrement écoeurant comme tout ce qui s'est passé lors de la journée d'hier", s'est ému Loïc Le Couplier, secrétaire national adjoint Paris du syndicat Alliance. "Xavier Jugelé était un policier républicain assassiné par un terroriste", a souligné M. Le Couplier qui a dénoncé un acte "lâche". 


"Rien n'aura été respecté hier, ni les valeurs démocratiques, ni les personnes, ni les biens, ni les symboles", a déploré le syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI-CFDT) sur twitter en évoquant sa "honte". "Les policiers sont particulièrement en colère, scandalisés et choqués du vandalisme de la plaque commémorative", a affirmé à l'AFP Denis Jacob, secrétaire général d'Alternative-CFDT. "Tout cela va très mal se terminer. Ces mouvements de haines doivent cesser et les manifestations illégales doivent être interdites", a-t-il ajouté. 

Un acte condamné de toutes parts. Gilbert Collard, député RN se dit "écoeuré". "Comment ont-ils osé ?", se demande le député du Gard. 

Laurence Saillet, (LR) exprime sa colère et son dégoût, sur Twitter. Christian Estrosi, maire de Nice souligne un pas supplémentaire dans l'abject et l'indécence, sur son compte Twitter. 

Ce dimanche, la Mairie de Paris indique que la plaque a été nettoyée. 

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