Saint-Ouen : trois enquêtes sont ouvertes contre des policiers de la CSI 93, soupçonnés de violences

Police
VIOLENCES POLICIÈRES - Les policiers soupçonnés de violence contre au moins trois jeunes de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, sont visés par trois enquêtes. Deux concernent les interpellations du vendredi 9 août, tandis que la troisième date du 30 mai : un policier aurait jeté de la drogue au pied d'un homme pour pouvoir le fouiller.

Les policiers de la compagnie de sécurisation de Seine-Saint-Denis (CSI 93) de Saint-Ouen sont décidément dans le viseur de l'IGPN. Une troisième plainte et une troisième enquête visant cette unité de police viennent d'être confirmée par le parquet de Bobigny. Elle a été déposée par un jeune homme, affirmant que les policiers ont jeté de la drogue à ses pieds pour pouvoir le fouiller. Les faits auraient été filmés, puis le téléphone de l'individu, confisqué par les policiers présents. Les faits se seraient déroulés le 30 mai.

Fouille sans motif et téléphone portable saisit

"C'était quelques jours avant la fin du ramadan, il y a eu un contrôle d'identité. Un jeune n'a pas voulu se laisser contrôler et on a vu un policier jeter de la drogue à ses pieds" témoigne auprès du Parisien un jeune de la cité Cordon, un quartier de Saint-Ouen classé zone de sécurité prioritaire (ZSP) par le ministère de l'Intérieur car réputé pour son trafic de stupéfiants. Pour lui et ses amis dans le quartier, pas de doute, il s'agit de l'unité CSI 93 et non des policiers locaux du commissariat de Saint-Ouen. Le jeune affirme par ailleurs avoir filmé la scène, puis s'être fait saisir son téléphone portable. Un récit consigné dans une plainte déposée auprès de l'IGPN, qui se serait depuis procuré les images. 

Les policiers de la CSI 93 sont déjà mis en cause dans deux autres enquêtes, portant sur deux interventions réalisées le vendredi 9 août à Saint-Ouen. La première, une interpellation "musclée" ayant valu trois jours d'ITT à un homme de 20 ans, a eu lieu dans l'après-midi. La victime a déposé deux plaintes, une pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique et une pour torture et actes de barbarie. La seconde à eu lieu le soir même. Deux jeunes visiblement abordés pour un contrôle par ces mêmes policiers ont été amenés puis frappés dans un hall d'immeuble. 

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