Sécurité routière : les radars-tourelles, réputés invincibles, déjà vandalisés

Police

VANDALISME - De plus en plus de radars, censés être davantage protégés contre les actes de vandalisme, ont été dégradés ces dernières semaines, dans le sillage de la crise des Gilets jaunes. L'addition est lourde pour l'Etat.

Juchés sur des mâts de quatre mètres, les "radars-tourelles" déployés sur le sol français depuis quelques mois sont censés être plus précis et plus performants. Mais surtout, ils sont censés limiter les dégradations. A tort ? Au même titre que les radars classiques, ces nouveaux modèles sont eux aussi dégradés.

"On peut considérer, en essayant d'éplucher les remontées du terrain, comme ce qui parait dans la presse régionale, qu'il y a à peu près aujourd'hui 75 à 80 radars-tourelles qui ont été posés. Et il y en a un peu plus d'une dizaine qui ont été déjà cassés", a estimé une journaliste d'Auto plus au micro de RTL. Les sanctions sont pourtant sévères : jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende.

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400 modèles devaient être installés en 2019

Comme le relève Le Parisien, huit radars-tourelles sur quatorze ont déjà été dégradés ou incendiés dans l'Aude. Autre exemple, à Mèze dans l'Hérault, où un appareil a été détruit par un tir de fusil de chasse… "Selon la Sécurité routière, le coût des réparations pour l'Etat s'élèverait à 60 millions d'euros, auxquels il faut ajouter 300 millions d'euros de manque à gagner sur les PV", précise le quotidien.

En avril dernier, France Info révélait que 400 modèles devaient être installés sur les routes en 2019. Essentiellement pour remplacer les modèles classiques, détruits en marge du mouvement des Gilets jaunes : en juillet, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait en effet déclaré que "près de 1.000 radars fixes ont été détruits et, au plus fort de la crise (des Gilets jaunes), et 75% du parc a été endommagé".

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