Seine-Maritime : une pensionnaire d'un Ehpad meurt après avoir avalé du détergent par erreur

Vue satellite de la commune d'Elbeuf
Police

ACCIDENT - Une femme de 82 ans est décédée dans la nuit de vendredi à samedi après avoir avalé du détergent industriel pour canalisations. La résidente, placée dans l'unité protégée d'un Ehpad d'Elbeuf en Seine-Maritime, était atteinte de la maladie d'Alzheimer. Les circonstances précises de cet accident n'ont pas encore été établies. Une enquête a été ouverte par le parquet de Rouen.

C'est une histoire à peine imaginable. Les faits remontent au 15 octobre. Une pensionnaire âgée de 82 ans, placée en août dernier dans l'unité Alzheimer de l'Ehpad "La Ruche" à Elbeuf près de Rouen en Seine-Maritime, a ingéré un produit industriel corrosif pour canalisations. Selon France Bleu et France 3 Normandie, l'octogénaire a été hospitalisée d'urgence après avoir ingurgité 2 verres de ce produit, la bouche, les voies respiratoires et l'œsophage brûlés. Plongée dans un coma artificiel après son admission au service des urgences, la patiente est décédée dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 octobre.

Magali, la fille de la victime, raconte à France Bleu que sa mère aurait confondu le produit avec de l'eau : "La porte  de cette blanchisserie n'était pas fermée à clé, il y avait à l'intérieur un chariot de ménage avec deux verres préparés et remplis de Destop industriel. La porte étant restée ouverte, sans surveillance, ma mère est rentrée dans le local,  elle a cru que c'était de l'eau et a ingéré 200 ml de produit." D'après la famille de la défunte, le personnel soignant était en réunion et une seule personne surveillait les résidents au moment des faits mais ces affirmations devront être confirmées par l'enquête.  Tout comme la possible intervention d'une autre pensionnaire. 

"Ce produit avait été mis sur un chariot dans un local où il n'avait rien à y faire. Et dans un local non fermé à clé. On nous a dit qu'il semblerait qu'une 2e personne aurait mis, semble-t-il, ma maman dans ce local", a ainsi témoigné le fils de la victime sur France 3.

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L'Union départementale des associations familiales (Udaf), qui avait en tutelle l'octogénaire, a porté plainte dès jeudi pour "défaut de protection". Le parquet de Rouen a par ailleurs ouvert une enquête pour "blessures involontaires" confiée à la sûreté urbaine d'Elbeuf. France 3 Normandie rapporte qu'une plainte contre X pour dysfonctionnements et mauvais traitements avait déjà été déposée en septembre dernier par la famille d'une autre résidente dans ce même Ehpad.

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