Violente interpellation à Saint-Ouen : la garde à vue des six policiers levée dans l'attente "d'actes d'investigation supplémentaires"

Violente interpellation à Saint-Ouen : la garde à vue des six policiers levée dans l'attente "d'actes d'investigation supplémentaires"
Police

VIOLENCES POLICIÈRES - La garde à vue des six policiers de Seine-Saint-Denis, accusés d'être impliqués dans l'interpellation musclée d'un jeune homme en août à Saint-Ouen, ont été levées, des "actes d'investigation supplémentaires" devant être réalisés. La scène avait été filmée par la vidéosurveillance et un témoin.

Les images de l'interpellation musclée avaient choqué. La garde à vue des six policiers de Seine-Saint-Denis, accusés de faits de "violences par personne dépositaire de l'autorité publique" sur un jeune homme le 9 août dernier à Saint-Ouen, ont été levées, des "actes d'investigation supplémentaires" devant être réalisés, a appris l'AFP mercredi 9 octobre auprès du parquet de Bobigny. "Quelques actes d'investigation supplémentaires doivent être réalisés puis la procédure sera transmise au parquet pour évaluation", a-t-il précisé. Les six fonctionnaires sont également soupçonnés de "faux en écriture publique" et vol. Ils avaient été placés en garde à vue mardi dans les locaux de l'IGPN, l'Inspection générale de la police nationale.

Sur des images, captées par la vidéosurveillance et une vidéo amateur, largement relayées sur les réseaux sociaux, on apercevait un policier de la compagnie de sécurisation et d'intervention de Seine-Saint-Denis (CSI), en civil, asséner plusieurs coups au visage d'un jeune homme, violemment maintenu au sol. Ce dernier, âgé de 20 ans, s'était vu prescrire trois jours d'ITT  et avait déposé deux plaintes, l'une pour "torture" et "acte de barbarie", et l'une pour "violences volontaires aggravées". Le parquet de Bobigny avait saisi l'IGPN d'une enquête pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique". 

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Certains des policiers soupçonnés dans cette interpellation musclée sont par ailleurs visés par une deuxième enquête, pour des faits qui se seraient déroulés le même jour, également à Saint-Ouen, mais qui seraient survenus plus tard dans la soirée. Dans cette seconde affaire, "deux témoins indiquent que des policiers de la Compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI) 93 ont amené deux jeunes dans un hall pour les frapper", avait confié à l'AFP une source proche de l'enquête.

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