Seize personnes écartées des services de renseignements pour radicalisation depuis 2014

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L'attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris

SÉCURITÉ INTÉRIEURE - Matignon indique ce mardi que depuis 2014, 16 personnes ont été "écartées" des services de renseignement "pour leur potentielle radicalisation ou celle de leur entourage". Les services du Premier ministre annoncent également plusieurs mesures pour renforcer la sécurité interne des services de renseignement.

Aucune ne l'a été depuis la tuerie de la préfecture de police de Paris le 3 octobre 2019. Mais depuis 2014, 16 personnes ont été évincées des services de renseignement français pour des soupçons de radicalisation, les concernant elles ou leur entourage. C'est ce qu'a indiqué Matignon ce mardi, se basant sur les conclusions de deux missions confiées à l'Inspection des services de renseignement (ISR), après l'attentat survenu à la préfecture de police de Paris, où quatre personnes ont été tuées.

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Dans un communiqué, Matignon indique avoir pris une série de mesures destinées à renforcer la sécurité interne des services de renseignement. "Depuis le 15 janvier 2020, les cas de radicalisation au sein des forces de sécurité intérieure et des services de renseignement font désormais l'objet d'un suivi centralisé", indique-t-il, déplorant des "procédures" actuellement "hétérogènes".  

"Dès cette année, la formation initiale puis continue sur les signaux faibles de radicalisation sera systématisée au sein des services et dans le cadre de l'académie du renseignement", ajoute Matignon. "Afin d'améliorer le traitement des risques internes, en particulier en matière de radicalisation, les meilleures pratiques observées dans certains services seront généralisées. Les entretiens préalables à l'affectation seront notamment systématisés, mieux formalisés et complétés par d'autres entretiens avec un psychologue et un officier de sécurité", poursuivent les services du Premier ministre.

Une nouvelle procédure d'habilitation au secret-défense

En matière d'habilitation au secret-défense, il est notamment précisé que la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) regroupera à partir du deuxième trimestre 2020 les services chargés des enquêtes d'habilitation du ministère de l'Intérieur, ce qui mettra fin aux enquêtes réalisées par la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris et "standardisera l'ensemble des enquêtes d'habilitation réalisées par les services de renseignement". Sous supervision du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), la procédure d'habilitation au secret-défense sera revue et renforcée.

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