SEPT À HUIT - Meurtre de Patricia Bouchon, la joggeuse de Bouloc : un suspect et de nombreux mystères

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PROCÈS - L'unique suspect du meurtre de la joggeuse de Bouloc, Laurent Dejean, sera jugé à partir du 14 mars par la cour d'assises de Haute-Garonne Il clame son innocence. Des éléments semblent l'accuser, mais aucune preuve matérielle. Retour sur huit ans d'enquête.

La famille de Patricia Bouchon, une secrétaire de 49 ans retrouvée morte en 2011 alors qu’elle était partie faire son jogging à Bouloc, va-t-elle enfin connaître la vérité ? L’unique suspect, un trentenaire schizophrène, comparaîtra à partir du 14 mars devant la cour d'assises de la Haute-Garonne. Arrêté trois ans après les faits, il clame depuis son innocence. Et les charges contre lui sont minces. Aucun indice matériel, pas de témoin direct du meurtre.


En janvier 2018, le parquet général avait d'ailleurs requis un non-lieu dans cette affaire avant, finalement, que la chambre d'instruction de la cour d'appel de Toulouse ne décide de la tenue d'un procès. 


La famille de Patricia Bouchon, elle, veut comprendre ce qu'il s'est passé. "On a besoin de l’entendre même s’il clame son innocence", déclare sa fille, aux équipes de Sept à huit. Je veux qu’il me dise droit dans les yeux qu’il est innocent. La force qu’on a, c’est que notre mère était très forte. Ellen ‘aurait pas accepté qu’on se laisse aller. "

"Coupable idéal"

Mis en examen pour "homicide volontaire" et écroué en  février 2014, Laurent Dejean, plaquiste de profession et présenté comme "psychotique"  pendant l'enquête  a toujours indiqué qu'il était innocent dans cette affaire. 

 

Contacté par LCI lors de la décision de la Cour d'appel de convoquer un procès,  Me Guy Debuisson, avocat de de Laurent Dejean égrénait alors le manque de preuve concernant la mise en cause présumée de Laurent Dejean : 


" L’instruction a été très longue. Le dossier fait 47 000 feuillets. Mais les preuves ne sont pas là, nous confiait-il. D’abord, l'ADN retrouvé sur la victime est celui d'un homme mais pas celui de Monsieur Dejean. Or on sait qu’il y a eu des contacts très violents entre l’agresseur et la victime, des touffes de cheveux ont été retrouvées sur le chemin.... Ensuite, la voiture aperçue sur les lieux était une Clio grise alors que celle de mon client était blanche. Mon client n’a pas ailleurs jamais été reconnu par celui qui avait permis aux enquêteurs de faire le portrait-robot" en 2013. Enfin, des voisins du lieu de l’agression ont entendu des cris le 14 février, en l’occurrence, un homme dire 'Excuse-moi, je n’ai pas voulu ça', ça les a réveillés. Aucun des témoins n’a reconnu dans ces hurlements la voix de Monsieur Dejean. Par ailleurs, ces phrases ont été dites avec l’emploi du tutoiement, tutoiement qui n’aurait pas été utilisé entre mon client et Madame Bouchon". 


L’accusation estime, au contraire, que lors des auditions, Laurent Dejean avait évoqué des éléments que seul le tueur pouvait connaitre. Des phrases prononcées après le meurtre par Laurent Dejean ont également été relevées par les collègues de travail de l'intéressé. "Il m’a dit, je veux partir d’ici pour oublier. "

Cet extrait vidéo est issu du replay de Sept à Huit, émission d’information et de reportages hebdomadaire diffusée sur TF1 et présentée par Harry Roselmack. 7 à 8 propose 3 à 4 reportages sur l’actualité du moment : politique, faits divers, société ou encore évènements internationaux.

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